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French Le dictateur démocratique Ancien surfer et désormais directeur du musée Ripley en Australie, Russell Murphy est l’exemple typique du gestionnaire sûr de lui, juste et loyal Par Tim O’Brien Dans son rôle de directeur régional de Ripley Entertainment, Russell Murphy occupe les fonctions de directeur général du musée Ripley’s Believe It or Not! dans le Queensland en Australie, tout en supervisant aussi les attractions de la société en Malaisie et en Thaïlande. Il a remporté quatre fois le titre annuel de meilleur cadre de Ripley, il est directeur du comité de gestion du Surfers Paradise et appartient au comité de communications de l’IAAPA. Il a aussi enseigné des cours de développement personnel au Gold Coast Institute’s College of Technical and Further Education. Pas mal pour quelqu’un que ses professeurs et ses camarades avaient prédit qu’il serait « un bon à rien ». En fait, pendant les 15 années après avoir quitté l’école, son style de vie leur donnait raison jusqu’à ce qu’un jour il se ressaisisse. A l’âge de dix ans il a découvert le rock, puis il a découvert les filles et enfin à 17 ans il a découvert le surf, l’ultime ingrédient pour un style de vie dédié à la recherche de la vague parfaite. R. Murphy travailla beaucoup et vécut la vraie vie d’un surfer dans une région dénommée Surfers Paradise sur la côte centrale est de l’Australie, là où se trouve le musée Ripley’s Believe It or Not! Professionnellement il n’était qu’un homme à tout faire mais il savait qu’un jour il deviendrait « sérieux » et se lancerait dans un vrai « boulot » dans les affaires. « En fait, c’est difficile de penser aux affaires lorsque vous êtes dans le tube », explique-t-il. « Je savais qu’un jour par la force des choses et au moment propice je trouverais une carrière. Je n’ai pas forcé les choses. » Travaillant à temps partiel pour se consacrer totalement à sa passion du surf, R. Murphy déclare n’avoir jamais pris le temps d’apprendre ce que l’amour voulait dire jusqu’à l’âge de 40 ans. Il s’est marié pour la première et seule fois à l’âge de 46 ans. Pendant ses années de surf lorsqu’il ne travaillait pas le soir, il suivait des cours de marketing à l’université locale. « Je ne pouvais pas faire de surf la nuit, alors je m’instruisais. » A la différence de ses amis surfers, tant d’années passées à suivre les vagues ne l’ont pas mis en marge de la société. Sa mère lui a inculqué le respect de la loi, ce qui l’a aidé à ne pas faire de bêtises. Connu pour être capable de boire quelques coups de temps à autre, R. Murphy n’a jamais eu de problèmes pour rester en dehors des drogues qui sont souvent associées au style de vie qui était le sien. « C’est vraiment très simple », explique-t-il. « J’ai bien réfléchi. Si j’avais pris de la drogue, j’aurais enfreint la loi et si on se fait attraper, on va tout droit en prison et en prison, pas de surf. Ce n’est vraiment pas compliqué. » Le jour est venu Pour R. Murphy, le moment de vérité est arrivé alors qu’il travaillait dans un bar dans le Queensland en 1983. Debout derrière le bar regardant les vagues de l’océan « j’ai réalisé que le moment était venu et que j’étais prêt. J’ai compris que mes priorités devaient changer, fini de me la couler douce, il était temps de travailler sérieusement », raconte-t-il. Selon lui, ce changement n’a pas été difficile. Il avait 30 ans et pour la première fois il considérait ses années de surfing, tout aussi divertissantes qu’elles furent, comme le prélude à quelque chose de plus important. Son premier « emploi sérieux » fut dans le secteur de l’hôtellerie au Mooloolaba Hotel sur la Sunshine Coast, où il finit comme directeur du nightclub. Il rejoignit ensuite Castlemaine Perkins en tant qu’assistant directeur pour un de ses hôtels, puis en 1985 partit sur la grande barrière de corail dans le nord du Queensland pour devenir directeur assistant du Lizard Island resort. De retour sur la Gold Coast en 1986, il travailla comme responsable des relations publiques pour Hilbert’s Cruises and Tours pendant quatre ans avant de rejoindre l’équipe de Ripley. En 1990, R. Murphy devint le responsable commercial du musée Ripley’s Believe It or Not! qui était alors une franchise. En 1991, lorsque Ripley Entertainment racheta l’activité au franchisé, R. Murphy resta dans l’organisation et devint directeur général. Ian Iljas, directeur général de Ripley’s Believe It or Not! de San Fransisco fut envoyé en Australie pour former R. Murphy au poste de directeur général. Selon lui : « Après avoir passé quelque temps avec Russel, j’ai réalisé qu’il avait l’énergie, l’enthousiasme et la personnalité nécessaire pour améliorer nos activités dans cette région. Son énergie, son humour, sa vision, sa franchise et sa capacité à commercialiser et promouvoir l’affaire ont joué un grand rôle dans le redressement de nos activités. » En 1997, basé sur la croissance des affaires et sur d’autres facteurs, Murphy est devenu pour la première fois cadre de l’année de Ripley, un honneur qu’il a remporté quatre fois, plus qu’aucun autre cadre responsable d’une attraction de la société. I. Iljas fait remarquer que les succès de R. Murphy sont sans équivalent chez Ripley Entertainment. « Russel a contribué à la transformation de notre activité à Surfers Paradise pour l’amener à un niveau dépassant les attentes de beaucoup de gens », explique I. Iljas. R. Murphy déclare opérer comme un « dictateur démocratique. » Il gère l’affaire avec ses propres convictions et idées mais il « consulte le personnel et sollicite leur avis » avant de n’en faire de toute façon qu’à sa tête. Une de ses phrases préférées est « Un leader agit, il ne réagit pas. » Darren Loblaw, directeur financier de Ripley, pense que R. Murphy réussit car « il est particulièrement loyal et prend le destin de la société très à cœur ainsi que celui de son bien le plus important, ses employés. » Il adore l’ambiance du musée et y passe le plus de temps possible ou sur le trottoir devant l’entrée pour discuter avec les clients. Il passe aussi une partie de la journée dans le kiosque à ticket et dans le hall d’entrée pour prendre le pouls. « Je ne suis pas attaché à mon bureau, c’est sûr, mais il est de plus en plus difficile pour moi de m’en échapper pour aller dans le musée ce qui n’est pas bien car la plupart des réponses à nos problèmes sont sur le terrain. Discuter avec les visiteurs permet de réaliser ce qu’il faut faire et si vous écoutez les clients, vous ne pouvez pas vous tromper. » Pete Fisk, directeur des attractions chez Ripley est impressionné par l’attitude volontariste de R. Murphy. « Russel est un homme de terrain qui fait avancer les choses », estime-t-il. Le fait d’écouter les clients, de sortir des sentiers battus et de s’impliquer dans les milieux d’affaires locaux a aidé R. Murphy à améliorer le musée de 9 000 pieds tout en dégageant un taux de croissance annuel de 12,5 % au cours des 10 dernières années. Superviser l’Asie R. Murphy a été promu directeur régional responsable de la supervision des attractions asiatiques de Ripley début 2005. Il continue de gérer le site australien mais il agit aussi en guise de cadre de liaison entre le siège et les sites asiatiques. Il est le porte-parole du siège, en Thaïlande et en Malaisie, pour tout ce qui touche aux aspects opérationnels ayant trait aux attractions de la société. Cela inclut la supervision de la propreté, de la performance de la société, de la qualité des exhibitions, de l’entretien et du marketing ainsi que la suggestion sur les façons d’améliorer les activités qui ont besoin d’attentions particulières. « Les autres sites de Ripley qui sont désormais sous la supervision de Russell vont grandement profiter de son expérience, de son énergie et de son sens de l’humour », remarque D. Loblaw. Bob Masterson, président de Ripley Entertainment, a embauché R. Murphy en 1991 et pour lui une des raisons de l’efficacité de R. Murphy est qu’il se fie à ses instincts. « La confiance en soi est une des caractéristiques des gens qui réussissent et Russell a certainement confiance dans ses propres moyens », déclare B. Masterton. Il ajoute :« Je ne connais pas d’autres meilleurs ambassadeurs australiens pour notre société ou même pour toute l’industrie en général. » Dans la cour des grands L’attraction gérée par R. Murphy est dans la même région que les plus importantes attractions du pays : Dreamworld, SeaWorld, Wet ’n Wild, and Warner Bros. Movie World. « Ils nous font de la concurrence, même s’ils sont beaucoup plus importants que nous. Nous sommes une ville touristique et les gens restent quelques jours ce qui nous donne la possibilité de les attirer. » Le musée a aussi un problème supplémentaire du fait de sa situation dans un étage en sous-sol d’un centre commercial, à 200 yards de la populaire plage de Surfers Paradise, ce qui diminue sa visibilité vis-à-vis des piétons. « Nous avons dû trouver des moyens de nous faire remarquer », explique R. Murphy. « Nous avons beaucoup de chances de bénéficier d’une couverture média gratuite, souvent à l’échelle nationale. » Sa jovialité ainsi que ses talents en marketing et en relations publiques l’ont aidé à établir de bons rapports avec les médias. Grâce à ses contacts il a pu ces deux dernières années apparaître sur des programmes télévisés nationaux, y compris « Burke’s Backyard », « Time Out for Serious Fun » et le programme national le « Today Show. » « Todays Show a été formidable pour nous. Un jour, tous les bulletins météos de la matinée, de 6 à 9 heures, ont été diffusés en direct de notre musée. » La loi de Murphy Une des premières impressions de R. Murphy est celle d’un homme de spectacle un P.T. Barnum. Il parle haut et fort, il est sûr de lui, a beaucoup d’humour et il aime s’amuser. Cependant derrière cette façade se cache un penseur toujours prêt à énoncer quelques pensées profondes. « Je suis très conscient de ma propre humilité », dit-il. Depuis 12 ans R. Murphy transporte avec lui un carnet et chaque fois qu’il entend des phrases qui lui plaisent, il les note. Chaque fois qu’une pensée originale sur la vie lui vient à l’esprit, il la note. Chaque fois qu’il trouve un moyen de sortir des sentiers battus, il le note. Son carnet est remplit de pensées originales et de phrases de motivation sur la vie, dieu et la philosophie des affaires. Il a aussi écrit un poème sur le surf largement publié en 1990 intitulé « The Surfing Years », une ode autobiographique sur sa vie à la plage. R. Murphy y raconte sa vie précédente avec des phrases comme « Même si au fil des ans les temps ont changé, le mode de vie et les sentiments attachés au surfing sont restés les mêmes » ; « Aujourd’hui quand je travaille et que la pression est au maximum, je me souviens de ces jours qui semblent si lointains » ou « Un coin de mon cœur pour conserver ces souvenirs, cette partie de ma vie que je n’oublierai jamais. » Il lui faut dix minutes en voiture pour se rendre au travail tous les matins, et il passe devant plusieurs plages de surf qu’il connaissait dans leurs moindres recoins il y a 16 ans. « De temps en temps les souvenirs reviennent », admet-il. « Les matins où l’envie est trop forte je m’arrête, je sors de la voiture et je sens l’océan. Les odeurs sont formidables. » Son dernier surf remonte au 31 décembre 1999 à Moonee Beach, en Nouvelle-Galles du Sud. R. Murphy a aussi essayé et remporté plusieurs jeux télévisés. Pour son premier essai en 1984, « Perfect Match », il a remporté un week-end à Bali. En 1996 il perdu d’une question au jeu « The Sale of the Century » et en 2002 il s’est « complètement planté » au jeu « Maillon Faible ». R. Murphy en a terminé avec les jeux télévisés. « Désormais ma vie sera déterminée par les choix et non pas par la chance », déclare t il. « De toute façon j’en ai assez de recevoir des cadeaux de départ. » A s’y perdre Dans les profondeurs Avec l’aquarium de Georgie, Bernie Marcus, co-fondateur du Home Depot, manifeste sa reconnaissance à Atlanta de façon spectaculaire Se renseigner sur les requins baleines et apprendre qu’ils peuvent atteindre une taille immense (40 pieds) ou qu’ils se déplacent majestueusement est une chose. Les découvrir émergeant des profondeurs sombres d’un aquarium de 6 000 000 gallons, pour venir flotter au-dessus de vous à portée de main, est une expérience totalement différente. Le nouvel aquarium de Georgie d’Atlanta – qui abrite non pas un mais deux requins baleines – est bien plus qu’un passe-temps dominical. C’est bien plus qu’un endroit de promenade pour enfants en mal de divertissements en pleines vacances scolaires. C’est encore bien plus qu’un endroit où découvrir les habitants des profondeurs de la planète. Il s’agit tout simplement d’une expérience qui submerge et ravit les sens et stimule l’esprit, tout au long de la visite d’un immeuble sombre et caverneux (sous la forme d’un navire) révélant dans tous ses recoins des merveilles à couper le souffle. Financé principalement par un don de 250 millions de dollars de Bernie Marcus, co-fondateur du Home Depot, le nouveau paradis aquatique d’Atlanta d’une superficie de 550 000 pieds carrés dépasse l’entendement. Il y a plusieurs endroits dans l’aquarium de Georgie – vous les reconnaîtrez quand vous les trouverez – où il n’y a rien d’autre à faire que de rester debout (ou assis) et d’admirer la vue. B. Marcus a ouvert son premier magasin Home Depot à Atlanta avec son partenaire Arthur Blank le 22 juin 1979. Presque trente ans plus tard, Home Depot est la plus grande chaîne de magasins de bricolage au monde et B. Marcus est très reconnaissant du soutien que les habitants de Georgie lui ont accordé ainsi qu’à sa société au fil des ans. « C’est ma façon de remercier une ville qui a tellement compté pour moi », déclare-t-il. « Tout ce que j’ai dans ma vie, je le dois à la Georgie. » B. Marcus explique qu’il a choisi un aquarium à cause de sa popularité universelle – qui n’aime pas regarder les poissons ? Il ne voulait pas cependant tomber dans les clichés, il voulait que l’aquarium de Georgie devienne un phare pour Atlanta, une attraction qui aide la ville à se transformer de ville purement commerciale en destination touristique complète. Pour Shirley Franklin, maire d’Atlanta « cet aquarium va devenir un moteur économique pour l’ensemble du Sud-Est des Etats-Unis. » Ouvert depuis le 23 novembre 2005, l’aquarium est désormais le plus grand aquarium au monde et a été conçu dans une optique de divertissement afin d’attirer tous les visiteurs potentiels possibles. Il ne s’agit pas de bassins cubiques classiques qui, ici, sont en fait plus l’exception que la norme. Les cinq galeries principales du site offrent plusieurs « panoramas », lorsque les visiteurs au détour d’un coin, à la sortie d’un couloir sombre, se retrouvent en face d’un spectacle enchanteur. « Nous voulions que les poissons soient dans un milieu le plus naturel possible », explique Gary Goddard, dont la société Gary Goddard Entertainment a conçu l’aquarium. « Nous avons créé une scène idéale pour les vedettes du spectacle. » Tout cet effort en conception aurait été inutile néanmoins, si ces vedettes n’étaient pas visibles. Plutôtque du verre normal, l’essentiel des bassins de l’Aquarium de Georgie sont en acrylique, un matériau qui n’affecte pas la perspective du visiteur lorsqu’il regarde dans un bassin. Le matériau est tellement clair (des plongeurs volontaires le nettoient de l’intérieur), on a presque l’impression de pouvoir pénétrer dans l’eau. « Amener l’océan à Atlanta relève de la gageure », estime Sonny Perdue, gouverneur de l’état de Georgie. « Cet aquarium est une opportunité extraordinaire pour nous tous. » En tout cas, tout le monde semble être déjà au courant. Le site a suscité un engouement inimaginable avec presque 600 000 visiteurs au cours des deux premiers mois. Tous les forfaits annuels étaient vendus à la mi-janvier et l’aquarium va probablement atteindre les 3,5 millions de visiteurs pour 2006, bien plus que les 2 millions prévus. Dans les pages qui suivent, Funworld raconte sa découverte de l’aquarium de Georgie, une nouveauté véritablement monumentale pour l’industrie des attractions et des divertissements. Comme B. Marcus le fait remarquer : « le rêve est devenu réalité. » L’éducation pour tout le monde L’écologie est au cœur de l’aquarium de Géorgie Lorsque Bernie Marcus a eu pour la première fois l’idée de construire un aquarium à Atlanta, il avait pour ambition de, non seulement éduquer les visiteurs, mais aussi de les divertir. La quantité d’exhibitions à couper le souffle aux quatre coins du site prouve qu’en matière de divertissement, il ne s’est pas trompé. Toutes ces attractions cependant ont plusieurs objectifs dont le principal est de renforcer le message écologique de l’aquarium. L’aquarium de Géorgie est déterminé à devenir un leader mondial en matière de conservation et de recherche à travers un centre de santé animale de 5 800 pieds carrés qui sert aussi d’hôpital vétérinaire éducatif. Tout ce que l’aquarium fait est destiné à aider les gens à comprendre la valeur des créatures sous-marines et tout ce qui peut être entrepris pour mieux les protéger. Le site n’inonde pas toutefois les visiteurs d’un flot interminable d’information à chaque exhibition ; au contraire les concepteurs ont voulu que les animaux assurent eux-mêmes leur promotion. En dehors d’indiquer le nom des habitants d’un bassin donné, les informations soumises au public sont minimes afin de susciter la curiosité pour que les visiteurs rentrent chez eux désireux d’en savoir plus plutôt que saturés d’informations. Ceux qui ont néanmoins des questions à poser peuvent s’adresser aux nombreux guides disséminés dans les galeries pour fournir les réponses voulues. L’idée est que les gens se rappelleront plus facilement des informations si elles leur sont transmises verbalement plutôt que lues sur un panneau. En matière d’éducation, les enfants font l’objet de soins particuliers dans l’aquarium de Géorgie. Ils ont même un étage qui leur est complètement réservé. L’étage s’appelle la « Learning Loop » (Boucle de l’apprentissage) et est exclusivement réservé aux élèves et leurs professeurs pour des sorties de classe. L’étage possède même une entrée réservée. A travers des programmes de deux heures à l’intention de quatre tranches d’âge différentes, la « Learning Loop », entraîne les élèves au-dessus et dans les coulisses des cinq galeries où ils découvrent des exhibitions uniques, des laboratoires et une perspective en coulisse à laquelle le public général n’a pas accès. (Le prix d’entrée est de 9,50 $ par enfant.) Prenez par exemple le magnifique récif de corail « Tropical Diver » : tandis que les visiteurs s’extasient devant cette reconstitution de l’habitat sous-marin du pacifique, les élèves peuvent marcher le long d’une passerelle au-dessus du bassin – bien entendu à l’abri des regards des personnes en dessous – en attendant de découvrir, dans un climat tropical, comment l’aquarium simule une vague océanique. Ils peuvent aussi enlever leurs chaussures et marcher le long d’une plage artificielle et découvrir comment un tel environnement peut être recréé à l’intérieur d’un immeuble. Plus loin dans la galerie « River Scout », tandis que les visiteurs marchent en dessous d’une rivière, les élèves l’apprécient en la découvrant d’en haut. Présentée sous la forme d’une cabane rustique, l’expérience est remplie d’éléments interactifs pour familiariser les enfants avec les animaux d’eau douce et les effets de la pollution sur l’écosystème. « Nous avons essayé de créer une immersion éducative totale », explique Brian Davis directeur des programmes éducatifs de l’aquarium. « Nous ne proposons pas une salle de classe typique. » Salut Deepo Aucun autre élément ne symbolise mieux la philosophie hybride de l’aquarium de Géorgie, ambitionnant de mélanger éducation et divertissement, que « Deepo’s Undersea 3-D Wondershow » (Le spectacle tridimensionnel sous-marin de Deepo), un film original présenté dans la salle de cinéma 4D de l’aquarium. Deepo, le mignon petit poisson Garibaldi orange est la mascotte officielle de l’aquarium (les bélugas et les requins baleines peuvent certainement prétendre au titre de « mascottes officieuses ») et aussi la vedette de cette féerie aquatique créée et produite par Gary Goddard Entertainment. Dans une salle de cinéma 4D, un tel film est bien plus qu’une expérience passive où l’on s’assoit et regarde. G. Goddard est un maître dans ce genre de divertissement ayant été le créateur principal des « The Amazing Adventures of Spider-Man » pour les Islands of Adventure d’Universal, et de « Terminator 2:3-D » pour les studios Universal à Orlando en Floride. Pour l’aquarium de Géorgie, le spectacle est introduit par un acteur qui s’adresse au public avant de se transformer en poisson et d’être miraculeusement aspiré dans l’écran avec son copain Deepo. Le message écologique de l’aquarium est présenté clairement et astucieusement tout au long de ce spectacle musical au cours duquel les spectateurs doivent faire face aux éléments et sont secoués dans des sièges vibrants, en fonction de l’action se déroulant sur l’écran. Les billets coûtent 5,50 $ pour les adultes et 4 $ pour les enfants de 3 à 12 ans. Les galeries merveilleuses L’aquarium de Géorgie offre cinq galeries d’exhibition totalement différentes qui ravissent les yeux et stimulent l’esprit L’aquarium de Géorgie est divisé en 5 galeries principales, chacune mettant l’accent sur un aspect particulier de l’univers aquatique. Organisées autour du formidable atrium central, ces galeries offrent des expériences complètement différentes et les visiteurs peuvent découvrir les profondeurs de la barrière de corail d’Amérique Centrale, un récif de Corail du Pacifique, le monde marin arctique et les eaux douces d’Amérique du Nord. Les paragraphes suivants décrivent ces endroits magiques. Ocean Voyager : Journey with Giants Le symbole de l’aquarium de Géorgie est indiscutablement son incroyable aquarium géant de 6 000 000 de gallons dans lequel se trouve la galerie « Ocean Voyager : Journey with Giants ». Conçu pour donner aux visiteurs le sentiment qu’ils se trouvent au milieu de la barrière de corail Meso d’Amérique Centrale, cet espace est essentiellement un voyage à travers le plus gros aquarium du monde avec plus de 4 574 pieds carrés de surface transparente. Les lumières diminuent rapidement lorsque les visiteurs quittent le foyer de l’aquarium pour s’aventurer dans les profondeurs d’Ocean Voyager. Il est possible au départ d’avoir deux petits aperçus rapides du bassin mais un des moments les plus époustouflants de toute la visite arrive très vite. En effet, au détour d’un virage, les visiteurs se retrouvent dans un tunnel acrylique de 100 pieds de long qui donne l’impression de littéralement marcher au milieu de milliers de poissons vivant dans cette structure énorme ; on a tout simplement l’impression de se promener au fond de la mer. Le tunnel partage le bassin en deux et donne l’impression que l’eau est présente à l’infini où que l’on regarde, produisant exactement la sensation voulue par les créateurs. Il n’est pas rare de rencontrer des visiteurs immobiles tout simplement ébahis par les bancs de poissons qui nagent au-dessus et autour d’eux souvent à la poursuite des rois incontestés de ce domaine : les requins baleines Ralph et Norton. Les requins baleines sont les plus gros poissons au monde et l’aquarium de Géorgie abrite les deux seuls spécimens des Etats-Unis. A l’heure actuelle ces géants sous-marins mesurent environ 25 pieds de long. Leur taille peut cependant atteindre 40, 50 et même 60 pieds de long. Imaginez-vous dans le tunnel dans quelques années et un requin baleine s’étendra sur la moitié de la surface visible. Les requins baleines ne sont cependant pas les seules créatures qui valent le déplacement dans cette partie de l’aquarium. Vous croiserez certainement aussi un requin marteau (dont la taille peut atteindre 20 pieds de long), un poisson scie, un angelot et bien plus encore. Des milliers d’autres espèces cohabitent dans ce bassin et lorsque des bancs de poissons tropicaux multicolores surgissent le long du tunnel, on croirait regarder à travers un kaléidoscope aquatique. « Ocean Voyager » est une parfaite illustration de l’objectif général qu’avaient les concepteurs pourl’aquarium de Géorgie. « Nous voulions sortir des sentiers battus », explique Gary Goddard, dont la société Gary Goddard Entertainment a conçu l’aquarium. « C’est comme déambuler le long d’un théâtre continu. » Ce concept est illustré de façon éclatante dans le dernier « panorama » de cette galerie : la deuxième plus grande fenêtre au monde mesurant 28 pieds de haut et 63 pieds de large. Surnommé en fait « le théâtre », cette pièce tranquille est faite pour admirer la vue. Il n’y a pas de sièges, simplement des marches pour donner aux visiteurs l’occasion de s’asseoir et de profiter de la vue. Comme pour l’essentiel de la galerie, l’éclairage est minimal, toute la lumière vient du bleu de l’eau, de l’autre côté de la fenêtre en acrylique de deux pieds d’épaisseur. Deux écrans vidéo dans le coin de la salle fournissent des commentaires discrets pour ceux qui souhaitent plus d’informations. Le son est suffisamment faible pour que les personnes voulant profiter de la sérénité de l’endroit puissent le faire sans interruptions. Comme plusieurs autres aires de vision de l’aquarium, le bassin est en fait plus bas que le niveau de la galerie ce qui donne aux visiteurs encore plus l’illusion qu’ils viennent de pénétrer dans ce monde sous-marin. Avec la clarté et la transparence de l’acrylique, les visiteurs ont l’impression qu’ils pourraient tout simplement rentrer dans l’eau. Cold Water Quest : The Chilly Unknown L’aquarium de Géorgie a tellement à offrir et certains éléments sont tout simplement incontournables. Les baleines Béluga font incontestablement partie de cette catégorie. Logées dans le bassin de 800 000 gallons de « Cold Water Quest : The Chilly Unknown », les cinq bélugas de l’aquarium sont originaires des eaux du Pôle Nord. Mammifères très attachants, ces baleines vivent, chassent et se déplacent en groupes. Leurs corps musclés vont de 10 à 15 pieds de longueur et leurs mouvements gracieux donnent l’impression qu’elles dansent au son de la musique new age qui remplit cette partie de la galerie. La vue est tellement spectaculaire que l’aquarium a installé trois différents points de vue : deux vues à deux niveaux différents dans la galerie et une aire de vision à partir de la salle de bal Oceans Ballroom. « Cold Water Quest » ne se limite pas seulement aux bélugas car cette galerie est une des plus diverses de tout l’aquarium. Pour commencer, les visiteurs rencontrent un des poissons les plus distinctifs de tout l’aquarium : le Garibaldi, un poisson demoiselle des forêts de varech de Californie qui est aussi la mascotte de l’aquarium. Une fois de plus l’importance de l’utilisation de l’acrylique dans les bassins est mise en évidence tant est flagrante l’absence de réflexion entre les visiteurs et les poissons, on se demande même parfois s’ils ne vont pas vous sauter dessus. Cette immersion totale est renforcée tout au long de la galerie. Par exemple, juste en face du bassin du Garibaldi se trouve un des bassins tactiles qui sont répartis un peu partout dans l’aquarium et celui-ci est rempli d’eau froide claire et abrite des étoiles de mer, des oursins et d’autres créatures maritimes aux formes inhabituelles. Pas loin de ce bassin tactile se trouve un des locataires les plus sinistres de l’aquarium : l’araignée-crabe du Japon. Ces habitants luminescents des profondeurs se trouvent généralement à 1 000 pieds de profondeur et peuvent atteindre une longueur totale, avec les jambes, de plus de 20 pieds. Afin de recréer leur milieu trouble, l’aquarium de Géorgie loge les araignées-crabes dans un bassin très sombre ce qui rend ses locataires encore plus inquiétants. Dans un registre totalement différent, et à l’autre bout de la galerie, se trouvent les pingouins d’Afrique qui habitent un des sites les plus originaux de l’aquarium. Les visiteurs peuvent ramper dans un tunnel en dessous du bassin et émerger en plein milieu de l’enclos, derrière une barrière transparente bien sûr. River Scout: Freshwater Mysteries L’aquarium de Géorgie ne se conforme nulle part aux normes établies. Dans tous les aspects de cette structure massive, les créateurs se sont efforcés de mettre en place une présentation visant à en « mettre plein la vue » et à susciter des émotions. Par exemple : « River Scout: Freshwater Mysteries », la rivière d’Amérique du Nord dont les méandres au-dessus des visiteurs se poursuivent pendant la moitié de la galerie. Il s’agit de l’aspect essentiel d’une des exhibitions les plus thématiques de l’aquarium et qui a pour objectif de donner aux visiteurs l’impression de marcher dans le lit d’une rivière. Dès le départ le ton est donné lorsque les visiteurs doivent traverser une impressionnante chute d’eau afin de pénétrer dans la galerie. A partir de là, il n’est pas difficile d’imaginer que l’on descend la rivière en plein milieu de l’eau. Le bassin au-dessus des têtes est une fois de plus d’une clarté irréprochable offrant des vues extraordinaires de la perche à petite bouche, de l’esturgeon à museau court, une espèce en voie de disparition, ainsi que d’autres créatures d’eau douce du continent nord-américain. Des éclairages traversent l’eau et illuminent toute l’exhibition pour donner vraiment l’impression que les visiteurs nagent véritablement en dessous de la surface et cela est encore plus accentué par le décor forçant les visiteurs à se déplacer autour de troncs d’arbres géants (artificiels) et de rochers au gré d’un parcours accidenté jusqu’à la sortie. En outre, l’aquarium de Géorgie a réuni une impressionnante collection d’animaux d’eau douce en provenance du monde entier. D’Afrique vient le paon cichlid (qui se prononce « sick-lid ») et le poisson à trompe d’éléphant qui émet un faible courant électrique pour localiser ses proies. L’aquarium abrite aussi le plus gros poisson d’eau douce au monde, l’arapaima originaire de l’Amazone en Amérique du Sud ainsi que le payara, un cousin éloigné du pirhana, qui occupe une place proéminente au début de « River Scout ». Il faut avoir aussi le cœur bien accroché pour visiter le bassin des piranhas, structuré de telle manière à permettre aux visiteurs de « pénétrer » dans leur domaine et découvrir de très près ces créatures féroces. Georgia Explorer: Discover Our Coast Ce n’est pas tous les jours que vous pouvez vous approcher suffisamment pour caresser une raie pastenague. Il est vrai que vous ne passez pas non plus toutes vos journées à l’aquarium de Géorgie. La nouvelle destination touristique en vogue d’Atlanta est idéale pour toutes les tranches d’âge. « Georgia Explorer: Discover Our Coast » est cependant la galerie qui est la plus interactive et celle qui a été la plus spécifiquement conçue pour les enfants. Un des objectifs de cette galerie est de faire découvrir aux enfants que l’état de Géorgie possède une côte – même si sa taille est minime. Un phare miniature accueille les visiteurs à l’entrée de « Discover Our Coast », à côté du plus important bassin tactile de l’aquarium. Les visiteurs peuvent se retrousser les manches et plonger leurs mains dans les eaux peu profondes abritant une raie pastenague et une raie chauve-souris. La galerie a été construite selon le thème d’un port côtier avec les bruits que l’on entend typiquement sur les quais et dans une baie. Un bateau est l’élément principal et contient un autre bassin tactile rempli de crevettes brunes (que les visiteurs peuvent nourrir pourvu qu’ils soient là au bon moment). D’un côté, tout un groupe de bassins tactiles qui sont remplis de divers crabes et étoiles de mer tandis qu’au fond de la galerie se trouve le théâtre Northern Right Whale où des présentations vidéos apprennent aux visiteurs que la baleine australe est susceptible de passer l’hiver au large de la côte de Géorgie. Parmi les autres animaux locaux exhibés dans cette galerie, on trouve la tortue couanne et l’Atlantic spadefish. A la fin d’une longue journée passée à explorer les galeries, les enfants ont peut-être besoin de décompresser. « Georgia Explorer », est l’endroit idéal pour cela. Au deuxième étage de la galerie, au-dessus du bateau, les enfants peuvent ramper dans des tuyaux suspendus au-dessus des bassins tactiles afin d’admirer les crabes. Il y a aussi une manivelle qui, lorsqu’on la tourne, permet d’allumer le phare. Une fois que les enfants en ont assez d’explorer les tunnels, ils n’ont pas besoin de descendre les escaliers, ils peuvent descendre en toboggan. Et oui, l’aquarium de Géorgie a son propre toboggan qui a la forme d’une baleine australe. Ceux qui la dévalent en ressortent par sa bouche, à l’entrée de la galerie, prêts pour d’autres aventures. Tropical Diver: The Coral Kingdom L’aquarium de Géorgie est conçu comme une visite intuitive et non linéaire. Cependant une exhibition est tellement différente que la direction de l’aquarium recommande de la visiter en dernier : « Tropical Diver: The Coral Kingdom ». Cet espace est conçu comme une galerie d’art avec des expériences personnelles dans tous les coins. A la différence des autres galeries, presque tous les bassins de cette section ont des bancs pour que les visiteurs puissent s’asseoir et profiter totalement de la magie des récifs de corail. Ils peuvent admirer les anguilles jardinières ainsi que des milliers de minuscules hachettes cuivrées dans le bassin qui les surplombent alors que plus loin, des méduses de Papouasie Nouvelle-Guinée attirent l’attention en irradiant comme des néons. La conception théâtrale des créateurs de l’aquarium est complètement à l’œuvre dans « Tropical Diver ». Chaque section de cette galerie est séparée par au moins un virage dans le parcours, ainsi, après avoir assisté à un spectacle marin extraordinaire, un moment de répit est accordé dans l’obscurité avant que de nouveau au détour du virage, la magie reprenne. Le meilleur exemple est la reconstitution fabuleuse d’un récif de corail. Dans un bassin de 160 000 gallons (le plus grand de son genre aux Etats-Unis), toutes les couleurs d’un arc-en-ciel sous-marin sont réunies dans un lieu où l’on trouve des poissons ange-flamme, des coquillages géants, des papillons pinocchio, des chirurgiens bleus, des poissons-papillons pyramide jaune, des chirurgiens jaunes et bien entendu du corail. La plupart de ces espèces ont été élevées en captivité et données à l’aquarium de Géorgie ce qui signifie que ces créatures n’ont pas été enlevées de leur cadre naturel pour créer cet ensemble époustouflant. En outre, les visiteurs peuvent se renseigner sur ces habitants des récifs de corail grâce à des ordinateurs à écran tactile situés à l’arrière de l’exhibition. Comme partout ailleurs dans l’aquarium, la visite commence au sous-sol mais cette fois la paroi en acrylique se courbe au-dessus de la tête des visiteurs et s’étale en direction de l’entrée de l’exhibition. Grâce à cette caractéristique unique, les visiteurs peuvent profiter pleinement d’une autre singularité du récif de corail : une vague en action. A intervalles réguliers (synchronisés pour correspondre à la musique d’accompagnement créée spécialement pour l’occasion) une vague s’abat au-dessus des têtes et des remous s’étendent à la surface de l’eau, donnant l’impression aux visiteurs qu’ils ont été instantanément transposés dans le Pacifique Sud. Ce récif de corail est l’exemple parfait de la raison d’être de l’aquarium de Géorgie : éduquer les gens sur l’importance de l’écologie en suscitant leur curiosité à propos des merveilles méritant d’être sauvegardées. « Ce n’est pas la peine d’essayer d’éduquer les gens sans au préalable éveiller leur curiosité », explique Bruce Carlson, vice-président responsable de l’éducation, de la conservation et des exhibitions de l’aquarium. Une nouvelle ère Au printemps 2004, J. Clark Robinson prenait son petit déjeuner avec Charlie Bray à Alexandria en Virginie, dans un restaurant à proximité du siège de l’IAAPA. Les deux hommes discutaient d’un problème urgent : qui serait le successeur de Clark Robinson quand celui prendrait, une fois de plus, sa retraite et quitterait le poste de président/PDG de la plus importante association de l’industrie du divertissement. C. Bray travaillait alors pour la société conseil RSM McGladrey et aidait l’IAAPA à élaborer une liste de candidats potentiels pour remplacer C. Robinson. L’idée était simple : l’IAAPA embaucherait un directeur financier qui, en plus d’aider l’association à se consolider financièrement, serait aussi mis à l’épreuve pour juger de sa capacité à prendre la direction de l’association. Dans le cadre de son activité conseil, C. Bray rencontra non seulement C. Robinson mais aussi plusieurs vétérans et leaders en activité de l’industrie. « Au cours de ce projet, j’ai développé de l’admiration pour ces personnes. En tant que groupe, ils étaient très représentatifs des gens de cette industrie », déclare C. Bray. « L’avenir de l’association est quelque chose qui leur tient à cœur et il était important pour eux de dénicher un dirigeant connu de tous et capable de prendre les rênes le moment venu, sans bouleversements. » Les voilà donc au restaurant et, tandis que C. Bray présentait les individus qu’il avait déterminés comme ayant le profil requis, les deux hommes prétendent que quelque chose d’intéressant se produisit. Ainsi que le raconte C. Robinson : « Nous étions là assis en train de discuter des candidats et nous avons réalisé au même moment qu’en fait ce poste était idéal pour lui. C’était à qui allait aborder le sujet en premier. » C. Bray confirme : « Nous nous sommes regardés, on ne sait pas qui y a pensé en premier, et nous avons conclu que le bon candidat était assis à la table du petit déjeuner. » « A ce moment là » , raconte C. Robinson, « J’ai dit : Charlie, ce poste est fait pour toi. L’association bénéficierait vraiment de t’avoir parmi nous. » Le comité exécutif de l’IAAPA fut aussi de cet avis et, le 30 juin 2004, C. Bray prit ses fonctions de directeur financier de l’association pour ce qu’il considère comme le « plus long entretien d’embauche de toute ma vie ». Cet entretien a visiblement donné toute satisfaction, car le 1er février il a remplacé C. Robinson en tant que président et PDG de l’IAAPA, conforté par un vote unanime du conseil d’administration de l’association. « Pour moi, c’est un travail de rêve », estime C. Bray. « J’ai passé toute ma carrière pour décrocher un poste comme celui-la. Savais-je à l’âge de 25, 35 ou 45 ans qu’un jour je dirigerai l’IAAPA ? Non. Mais je savais qu’à un moment donné de ma vie, je voudrais avoir la possibilité de diriger une organisation de l’envergure de cette association. J’ai atteint le sommet de ma carrière. » Des références impeccables A 56 ans, C. Bray n’a peut-être pas grandi dans l’industrie du divertissement, mais il est loin d’être un novice en matière d’associations. Il est l’ancien président de deux organisations à but non lucratif – l’Electronic Retailing Association et l’International Association of Food Industry Suppliers. Il a aussi passé 17 ans avec le Food Marketing Institute qu’il a quitté en qualité de premier vice-président et directeur financier. Il a lancé et géré plusieurs salons commerciaux (certains plus importants que celui de l’IAAPA) y compris plusieurs exhibitions internationales. C. Bray est aussi chevronné en matière de finance ; il est expert comptable et a commencé sa carrière avec Arthur Andersen. C’est ce mélange harmonieux de talents qui selon ses collègues a fait de C. Bray un candidat si idéal. « Nous ne voulions pas seulement un cadre financier », explique C. Robinson, qui est désormais directeur exécutif responsable des affaires internationales pour l’IAAPA. « Nous voulions quelqu’un avec des qualités de dirigeant capable de gérer l’association. Il avait déjà fait la preuve de ses talents. Ses références étaient impeccables. » De son côté, Alan Luba, un ancien collègue de C. Bray chez McGladrey et actuellement directeur des ressources humaines pour Goodman & Co à Tysons Corner en Virginie, estime : « Charlie est très fort pour réconcilier les impératifs commerciaux et la culture d’organisation à but non lucratif. Il connaît bien les deux mondes. Il sera capable de comprendre les besoins des membres en tant qu’hommes d’affaires et de comprendre aussi les besoins pour développer l’organisation, comment préparer un budget, gagner de l’argent et développer les services. » A sa sortie de Virginia Tech University en 1971, C. Bray se lança dans le monde financier sans jamais cependant exercer son métier d’expert comptable. La finance ne le retint que quelques années. Trop routinier dit-il, il avait toujours été « fait pour les associations ». « C’est là où je me sens le plus à l’aise », dit-il. « Je suis convaincu du bien-fondé du travail que font les associations et je crois dans la valeur qu’elles apportent à une industrie et aux adhérents individuels qui choisissent d’en faire partie. » La passion de C. Bray pour les associations est évidente, il peut en parler autant de temps qu'on voudra bien lui accorder. Ce qui est le plus important selon lui est la façon dont les associations créent une communauté de membres. Les possibilités de nouer des liens, notamment à l’occasion de salons commerciaux, sont « enrichissantes et rassurantes pour les personnes du secteur qui parfois peuvent se sentir isolées. » Pour lui, les associations comme l’IAAPA sont là pour aider à remplir ce besoin humain de base consistant à nouer des liens et à partager des expériences. Il aime aussi pouvoir « promouvoir à 100 % l’industrie » et consacrer « chaque journée à expliquer comment notre industrie participe à l’amélioration de la vie communautaire. » Selon lui : « Les sociétés se concentrent sur leur propre marketing et nous sommes en quelque sorte un haut-parleur cohérent qui relaie leurs messages. » Un secteur important Même s’il n’avait jamais travaillé dans l’industrie du divertissement jusqu’à ce qu’il rejoigne l’IAAPA, il précise néanmoins qu’« enfant j’étais un client fidèle du secteur et en tant que parent, ma famille était aussi un client assidu. » Le relatif manque d’expérience de C. Bray n’est pas considéré comme un handicap par le nouveau président du conseil d’administration ou par ses collègues. Son savoir-faire financier, son talent pour traiter avec les gens et son savoir-faire évident dans la gestion d’association sont pour eux les facteurs les plus importants, la connaissance de l’industrie viendra plus tard. A l’issue d’une carrière de presque vingt ans dans une association de marchands de produits alimentaires, C. Bray se considérait comme un membre à part entière de cette industrie. Le même sentiment est en train de naître à propos de l’IAAPA. « Je ne vais pas prendre 17 ans avant de me dire « je fais partie de l’industrie » » estime-t-il. « Il va falloir que je fasse des efforts, mais mon rôle de dirigeant va me forcer à voyager, à visiter des parcs dans le monde entier et à rencontrer les acteurs du secteur pour discuter des possibilités et des défis. Et puis si je suis vraiment perplexe, il y a toujours mon ami Clark à qui parler. » « C’est un secteur commercial très important de nos jours, et il faut le gérer en tant que tel », explique Rob Norris, président du conseil d’administration de l’IAAPA en 2006. « Charlie apporte tellement dans ce domaine là. Il possède tout un savoir-faire en matière de salons commerciaux. Il apprendra les subtilités de notre industrie. » En fait, C. Bray occupait son poste depuis seulement 10 jours qu’il a fallu qu’il prenne l’avion pour se rendre à une réunion de l’IAAPA, à l’autre bout du monde à Singapour, où il a eu l’occasion de rencontrer plusieurs vétérans de l’industrie. Deux mois plus tard, le voilà en Allemagne, à la réunion de l’IAAPA dans la Forêt-Noire après quoi il a visité les coulisses d’Europa Park. « Ça a été une découverte pour moi », se rappelle-t-il à propos de cette visite du plus grand parc d’attraction allemand. « Vous apprenez quelque chose en vous promenant dans le parc, vous apprenez quelque chose en montant sur les manèges et vous apprenez quelque chose en discutant pendant un repas. » Et bien sûr, il a participé à tous les salons commerciaux de l’IAAPA au cours de ces deux dernières années tout en visitant aussi plusieurs parcs d’attractions dans le monde entier. A l’occasion de ces voyages, C. Bray a découvert des points communs entre l’industrie du divertissement et ses expériences précédentes. « Je comprends les marges très fines. Je comprends les ramifications liées aux investissements », explique-t-il. « J’ai certains points de repère mais cette industrie est différente de toutes celles dans lesquelles j’ai travaillé auparavant. Je dois donc perfectionner ma connaissance tous les jours. Il ne s’agit probablement que de la partie émergée de l’iceberg mais je commence à avoir une idée assez précise sur la taille réelle de l’iceberg. « De juin 2004 à novembre 2005, j’ai passé le plus long entretien d’embauche de toute ma vie », plaisante-t-il. « Je me suis beaucoup amusé et j’ai suffisamment appris sur l’industrie et ses gens pour me sentir à l’aise dans cet environnement et fin prêt pour poursuivre la tradition de leader que cette organisation a dans l’industrie. » Une transition très facile Les officiels de l’IAAPA s’attendent à une transition facile entre C. Robinson et C. Bray. Tout d’abord, C. Bray considère C. Robinson non seulement comme un mentor mais aussi comme un ami. (Même avant que C. Bray ne rejoigne l’IAAPA les deux hommes avaient pour habitude de déjeuner ensemble une fois par mois juste pour partager des idées ou échanger des points de vue sur les problèmes du jour.) « Clark est une des principales raisons de ma venue à l’IAAPA. Je l’admire et je le respecte beaucoup. Dès que nous nous sommes rencontrés le courant est passé entre nous », déclare C. Bray. « En termes d’antécédents nous sommes très différents mais nous partageons cependant les mêmes valeurs de base », poursuit-il. Ils ont tous les deux le même appétit de vivre, voient les choses « de la même façon » et sont tous les deux des personnes « positives et enthousiastes » qui « approchent la vie en faisant confiance aux gens. » « Clark a réalisé un travail tellement remarquable que prendre sa suite sera une tâche ardue mais nous sommes certains que Charlie sera à la hauteur », estime R. Norris. « Cela fait un an et demi que nous l’évaluons. Quand il nous a rejoint nous savions qu’en tout état de cause il pourrait occuper ces fonctions et il a fait la preuve qu’il possède les moyens nécessaires. Cela a été une transition très facile parce que nous avons appris à bien le connaître. » « Tout s’est bien passé », renchérit C. Robinson. « Nous avons pris beaucoup de temps pour ce processus et Charlie a eu beaucoup de temps pour se familiariser avec l’industrie et ses salons. Il a une bonne connaissance de l’industrie, des opportunités qui s’offrent à elle ainsi que les défis qu’elle doit relever. Je pense qu’il est prêt et qu’il va réussir brillamment. » En tant que président de l’IAAPA, C. Bray voit son rôle comme consistant à aider le conseil d’administration à élaborer une vision pour l’avenir et diriger ses employés et les volontaires pour que les objectifs soient atteints. Il croit beaucoup dans la puissance d’un groupe travaillant ensemble à la poursuite d’un objectif clairement défini. « La direction de l’association est totalement entre les mains des adhérents », pense Tom Wages, trésorier de l’IAAPA. « En tant qu’employé de l’association, Charlie sera dans une bonne position pour fournir au conseil d’administration tous les éléments nécessaires à la prise de décisions judicieuses. » « Il ne faut jamais sous-estimer la puissance d’un groupe de personnes unies », déclare C. Bray. « Je crois beaucoup dans les gens et dans les relations qu’ils nouent et cette industrie est totalement fondée sur cet aspect. » Mais ces gens ne sont pas seulement ceux qui travaillent au siège de l’IAAPA en Virginie. Tout aussi important pour C. Bray est de quitter les quatre murs du siège et de rendre visite à tous les membres autour du monde. « Je considère que le rôle d’un dirigeant d’association est d’être visible et de se faire connaître dans le métier et en dehors », estime-t-il. « J’ai l’intention de passer le plus de temps possible à connaître nos membres. Cela aide à établir le programme de l’association afin de progresser. »
« J’anticipe beaucoup d’innovation » Avec l’augmentation du nombre de visiteurs pour 2005, les signes sont clairs pour C. Bray que l’industrie est enfin en train de surmonter le traumatisme des attaques terroristes du 11 septembre. Pour lui : « Notre monde – et pas seulement les Etats-Unis – a changé pour toujours ce jour là. Mais je pense que tout cela est derrière nous maintenant. Dans l’ensemble la plupart des gens se sont remis du 11 septembre. L’attitude qui prédomine est « nous allons continuer à vivre notre vie sans nous laisser intimider ». » Cependant les effets secondaires de cette tragédie continuent de se faire sentir et d’affecter l’industrie notamment l’obtention de visas et la sécurité des frontières. C. Bray pense que ces problèmes sont sur le point d’être résolus et que le monde va finalement passer dans un environnement après-11 septembre avec un sens accru de la sécurité ce qui va rendre les voyages touristiques encore plus attrayants pour le bénéfice de l’industrie du divertissement. En ce qui concerne l’avenir de l’IAAPA et de ses adhérents : « Il est difficile de prédire ce qui va se passer. Si je pouvais prédire l’avenir, je ne serais pas dans ce métier », fait-il remarquer. « Toutefois, considérant les changements profonds subis par l’industrie, je pense que nous allons continuer à être les novateurs que nous avons toujours étés. Nous allons continuer à être l’industrie qui s’efforce de trouver des moyens pour stimuler l’esprit et faire monter les niveaux d’adrénaline en fournissant toutes sortes de divertissements attirant toutes les tranches d’âge. Je pense que notre industrie va connaître une période de croissance économique. J’anticipe beaucoup d’innovation. » C. Bray pense que l’IAAPA doit continuer à fournir des possibilités pour aider et propager l’innovation, essentiellement par l’intermédiaire de salons commerciaux. « L’IAAPA va continuer d’être un des facteurs de stimulation dans l’industrie », déclare-t-il. En ce qui concerne son avenir personnel, C. Bray pense qu’il a trouvé un emploi permanent et il n’a aucune intention d’aller voir ailleurs. « Je n’ai pas fixé d’âge limite pour atteindre mes objectifs. Je pense que j’ai encore bien des années d’activité devant moi. Je ne peux pas m’imaginer plus heureux dans un autre travail à mon âge. Si c’est mon dernier emploi, je ne serai pas déçu. »
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