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French e meneur de piste Un voyage à Gold Reef City à Johannesburg en Afrique du Sud n’est pas complet sans avoir visité le bureau de Danie de Jager. On y voit un impala empaillé qui semble sur le point de sauter par-dessus le moniteur de l’ordinateur; un oiseau de Myna vivant dans un coin qui crie de temps en temps, un cirque de puces qui s’étale sur une étagère derrière le bureau. On s’y assoit sur des meubles rembourrés tout en admirant les poissons tropicaux, les modèles réduits de voitures et la vaste collection d’affiches et de photographies d’artistes du cirque de diverses origines. Danie de Jager est responsable du volet spectacle de Gold Reef City. L’aménagement de son bureau témoigne d’ailleurs de sa créativité et de ses multiples talents qu’il met au profit du parc thématique. Il est responsable de la production de tous les spectacles; soit les musiciens ambulants, de deux spectacles de cirque complets, un spectacle d’illusionnistes et un spectacle de variétés. Il loge les artistes, conçoit et dirige les spectacles, élabore les chorégraphies et s’assure du bon état du matériel utilisé pour les spectacles de Gold Reef City. Il joue également le rôle de maître de piste pour les spectacles de cirque et de temps à autre fait un numéro d’illusionniste. « C’est important de me retrouver sur les planches avec les artistes; c’est ainsi plus facile de les amener à donner le meilleur d’eux-mêmes », a-t-il déclaré. Une vie consacrée au spectacle. Danie de Jager, maintenant âgé de 35 ans, œuvre dans ce domaine depuis longtemps. Dès sa plus tendre enfance, il faisait des tours de magie pour ses proches avec une baguette magique. Son frère et sa sœur étaient ses principales victimes (il utilise encore cette baguette aujourd’hui). Plus tard, il a donné des spectacles dans les rues de Johannesburg, sa ville natale, en tant que musicien ambulant et clown. Il a exécuté des tours de magie dans les parcs publics et dans les fêtes privées tout en se façonnant une réputation d’artiste fiable et honnête. « Les tours de magie m’ont toujours fasciné même si je n’avais aucun soutien pour en faire une carrière. Je devais constamment faire mes preuves, c’était toujours à recommencer » a-t-il déclaré. Toutefois, Danie de Jager a toujours eu un sens des affaires bien aiguisé et une détermination à dénicher les occasions lui permettant de réussir. « Danie a toujours eu la sagesse de créer des projets qu’il pouvait mener à terme », raconte sa mère. Les jours fériés et les week-ends lui permettaient d’acquérir de l’expérience dans l’entreprise en travaillant dans une animalerie et en créant le personnage de CoCo le clown; personnage devenu populaire partout en Afrique du Sud. Les succès de Danie se reflétaient également à l’école (il était un excellent étudiant et représentant de classe). En 1988, il a été engagé en tant que musicien ambulant par le parc thématique Gold Reef City où on lui confia rapidement d’autres responsabilités. Quatre ans plus tard, il a été nommé responsable du volet spectacle; tâche qui lui conférait la responsabilité de tous les spectacles, des événements corporatifs, des programmes pour les jours fériés de même que la planification quotidienne des activités du parc thématique. Il supervise plus de 70 employés de même que 20 artistes de passage. Gold Reef City est un endroit fantastique pour Danie de Jager qui peut exploiter tout son talent. Le parc thématique était, à l’origine, la reconstitution d’une ville minière du 19 e siècle. Il est situé au-dessus d’une mine d’or, Crown Mines Shaft Number 14, l’une des plus grandes au monde à son époque. La mine a été fermée en 1976 pour raisons financières. Toutefois, il y a toujours de l’or à quelques centaines de mètres sous la surface. Les visiteurs peuvent descendre en ascenseur au premier niveau, à quelque 200 mètres et profiter d’une visite guidée traitant de l’industrie qui a modelé la ville de Johannesburg pour une bonne partie du 20 e siècle. Les divertissements offerts conviennent très bien à l’ambiance de la fin de l’époque victorienne que l’on y fait revivre dont témoignent d’ailleurs divers comme l’hôtel, des saloons, les bureaux des activités minières et les résidences pour les mineurs. On y fait également le moulage de l’or et on y frappe des pièces de monnaie. Les cirques ambulants ont déjà été populaires en Afrique du Sud et Danie de Jager cherche à recréer le climat de cette époque révolue. « Il y a de la sciure de bois sur le plancher et nous vendons de la barbe à papa et du maïs soufflé. Le cancan était très populaire à Johannesburg en ce temps-là et nous essayons d’intégrer cet élément. Le cirque et les autres spectacles s’harmonisent avec le thème de Gold Reef City. », déclare-t-il. Certains projets sont ambitieux. Chaque année Danie de Jager propose deux spectacles de cirque à grand déploiement, soit environ 25 numéros d’une durée totale d’une heure. Bien qu’il préfère engager des artistes sud-africains, il doit pouvoir renouveler constamment les spectacles qui doivent demeurer d’excellente qualité. L’industrie locale étant plutôt restreinte, il doit voyager afin de dénicher des artistes talentueux notamment en Russie, en Italie et en Angleterre. La principale attraction du cirque pendant les fêtes de 2004 était les jongleurs Safargalina, troupe russe bien connue qui donnait un spectacle pour la première fois en Afrique du Sud. Danie De Jager conçoit un thème unique pour chaque spectacle de cirque – égyptien, africain, chinois, western – qui se déroule sur une période d’environ six semaines pour se terminer à la période des vacances en Afrique, qui coïncide avec les vacances scolaires. Chaque numéro est conçu pour être bref et entraînant, afin de capter l’intérêt des spectateurs. À la fin des spectacles, certains numéros sont adaptés afin de les présenter dans la rue. Ils se complètent les spectacles des chanteurs et danseurs qui s’exécutent sur de la musique africaine traditionnelle. « Les spectacles de cirque constituent une pièce maîtresse de l’ensemble des activités de divertissement », selon Steve Cook, directeur général de Gold Reef City. « Danie exige le meilleur de son équipe et est passionné par son travail. Grâce au travail rigoureux et à la créativité de l’équipe, le cirque propose une expérience inoubliable à nos visiteurs ». En un peu plus de 10 ans, toujours selon M. Cook, plus d’un million de visiteurs ont assisté à ces spectacles qui confèrent une plus-value au marché du tourisme sud-africain. Entraînant et intime L’intimité, voilà la signature du cirque à une seule piste de Danie de Jager. Bien que l’on y retrouve les traditionnels numéros de poneys et de chiens, il renonce à utiliser des animaux sauvages comme des lions et des éléphants qui sont pourtant populaires sous d’autres chapiteaux. Il croit que l’on ne devrait pas forcer les animaux à exécuter des performances contre nature. De plus, la présence d’animaux sauvages augmente le niveau de risque à un taux inacceptable. Il préfère s’en remettre aux numéros traditionnels – jongleurs, trapézistes, clowns et illusionnistes – ce qui permet de conserver l’esprit du cirque traditionnel. « De plus, on est en Afrique. On peut voir des animaux sauvages dans les réserves naturelles », lance-t-il. Le principal intérêt de Danie de Jager est la performance de l’artiste, qui rend compte de l’interaction de l’artiste avec le public. Puisqu’il déteste l’utilisation d’enregistrement pour les spectacles, il joue le rôle de maître de piste. Il procède à un grand nombre de changements de costumes et agit parfois à titre d’illusionniste. « Bien que je sois responsable des spectacles à temps plein à Gold Reef City, je suis également un artiste et j’ai besoin de satisfaire ma propre créativité. J’expérimente aussi de nouvelles idées pour mes projets concernant Gold Reef City », déclare-t-il. Ces spectacles complémentent bien le concept historique et les différents manèges et jeux de Gold Reef City. « C’est bien d’avoir tous ces manèges, poursuit Danie de Jager, mais les spectacles, le contact avec les gens sont nécessaires. J’ai toujours considéré que cet aspect était important ». Le premier spectacle de cirque du parc thématique Gold Reef City a été présenté en 1993. L’idée était de Danie de Jager, une tentative de recréer l’ambiance de mystère et d’excitation entourant les troupes de l’époque qui voyageaient par train et donnaient des spectacles partout au pays. Il est encore possible de voir des cirques en Afrique du Sud. La plupart du temps, il s’agit d’une troupe internationale de passage. Le cirque de Gold Reef City constitue la seule structure permanente dotée d’un mélange de talents locaux et internationaux, d’artistes en pleine ascension et de professionnels saisonniers. Il s’agit d’un des rares endroits en Afrique du Sud qui accueille les numéros de cirque les plus importants de la planète. En tant que producteur du « Africa’s Greatest Family Circus », Danie de Jager a peu en commun avec P.T. Barnum. Timide et s’exprimant à voix basse, il n’a rien du maître de piste typique; démonstratif et plutôt gueulard. Mais il est un maître du spectacle à part entière. Lorsque l’éclairage baisse, sa voix résonne au microphone, la musique s’enfle et il lève lentement les bras au ciel. Pendant une minute, une troupe de clowns s’empare de la piste; certains défilent sur des minibicyclettes alors que d’autres font des culbutes. La minute suivante, un trapéziste s’exécute avec une corde de bungee dans les hauteurs du chapiteau. Danie de Jager dirige le spectacle à un rythme entraînant, encourageant la participation des spectateurs et distribuant quelques blagues aux artistes. Un clown invite un garçon sur la piste, engouffre un mouchoir violet dans sa poche et, comme par magie, le transforme en un sous-vêtement. C’est le cirque traditionnel - entraînant et intime – qui voit naître les sourires partout sous le chapiteau. Le cirque est venu à lui Le cliché le plus répandu sur les artistes de cirque les voit s’enfuir de la maison pour se joindre à une troupe. Pour Danie de Jager, l’histoire est différente, le cirque est venu à lui et il est demeuré proche de son lieu d’origine. Qu’il soit sous les feux de la rampe au centre de la piste ou assis dans son bureau derrière l’ordinateur, la magie du cirque est toujours palpable, et avec elle, les rêves d’un enfant s’exécutant dans les rues de Johannesburg. « Chacun de nous nourrit un grand rêve, et bien qu’un grand nombre de mes rêves soient devenus réalités pour moi et pour d’autres, il me reste un grand rêve à réaliser, mais c’est un secret », lance-t-il. Un magicien ne dévoile jamais ses secrets, c’est bien connu. Doucement, léger sourire aux lèvres, il ajoute : « Je suis plutôt heureux ». Dynasties de casse-cou Quand l’équipe de cascadeurs des productions théâtrales Nerveless Nocks inaugurera sa 28 e saison au Tommy Bartlett Show à Wisconsin Dells, le jeune Cyrus Nock, âgé de seulement sept ans, lancera sa minuscule motocyclette à fond de train à l’intérieur du Globe of Thunder accompagné des cris de sa mère Caroline l’enjoignant de ralentir. Selon Michelangelo, père du jeune Nock, « le plus jeune casse-cou du monde à moto » a démoli leur maison l’été dernier, en fidèle héritier d’une tradition familiale vieille de neuf générations. « Quand nous nous produisons devant un auditoire, nous ressentons toujours les mêmes frissons et la même excitation. C’est dans le sang », avoue le père avec fierté. Pendant ce temps, au parc d’attractions Raging Waters de San Dimas en Californie, les trois enfants de Nikolas et Erendira Wallenda, âgés respectivement de deux, quatre et sept ans, endosseront à tour de rôle leur costume pour faire une démonstration de leur sens inné de l’équilibre au spectacle des Fabulous Wallendas. « Quand Evita, la plus jeune, n’avait que six mois, elle pouvait déjà se tenir en équilibre sur la paume de la main de Nik. C’était très impressionnant », avoue Tom Rhein de Coney Island au Cincinnati où, depuis 26 ans, la légendaire famille de funambules est célèbre pour ses performances sur la corde raide. C’est en 1948 que l'arrière-grand-père de Nicolas, Karl Wallenda, qui fut pendant deux décennies la vedette principale du cirque Ringling, fit, à 26 ans, sa première apparition au parc. Nikolas n’avait que neuf ans quand ses parents ont fait leurs débuts à Coney Island. Pour ces aristocrates du cirque, se produire pendant tout un été dans un parc d’attractions fait autant partie de leur apprentissage de la vie adulte qu’apprendre à faire des tours d’acrobatie et à marcher sur la corde raide. Pourquoi les parcs les engagent-ils année après année? Selon Mitzi Gill, impresario de talents aériens de Star Attractions à Las Vegas au Nevada, « Ces casse-cou sont très populaires et exercent une véritable attraction sur les spectateurs qui aiment les regarder exécuter des numéros forts en émotion qu’eux n’oseraient jamais tenter. Cela les remplit de terreur ». La base de données de M me Gill comporte 2 900 numéros et spectacles, notamment ceux des Nock, des Wallenda et des Smith, une équipe d’hommes canon qui font des numéros époustouflants. « Ce sont de grandes familles, confie M me Gill, et les fils et les filles héritent des habiletés, grandissent et partent à leur tour à l’aventure ». Les productions théâtrales Nerveless Nocks Le Tommy Bartlett Show produit des spectacles aériens, sur scène et de ski nautique au Wisconsin Dells depuis 53 ans, ce qui en fait le spectacle le plus vieux du monde. « Les Nock produisent la partie aérienne de notre spectacle depuis 28 ans », mentionne le président-directeur général du Tommy Bartlett Show, Tom Diehl. Les Nerveless Nocks doivent leur nom à la Reine Élizabeth II, qui les a qualifiés de « tout simplement intrépides » (nerveless) après leur spectacle de commande incluant leur numéro vedette sur le mât chinois, en 1954. Michelangelo Nock, président-directeur général de Nerveless Nocks Entertainment Productions, Inc., est maintenant le directeur de la troupe fondée par son père Eugene et son oncle Charles, qui ont longtemps été les têtes d’affiche des Ringling Brothers. Il se souvient que les premiers mâts en pin venus d’Europe séchaient et cassaient. « Je suis bien content qu'ils les aient changés pour des mâts en acier avant nos débuts », plaisante Michelangelo. La devise de son père était « La sécurité d'abord ». Michelangelo et ses frères Eugene fils, John et Bello (qui est actuellement la vedette principale des Ringling Bros.) ont commencé à présenter leur numéro sur mât chinois au Tommy Bartlett Show alors qu’ils n’étaient encore que des adolescents. Dans ce numéro, l’acrobate grimpe jusqu’au haut du mât en s’aidant des pieds et des mains et s'enroule autour du mât en défiant toutes les lois de la gravité. « Les spectateurs sont toujours très étonnés de voir que nous ne portons pas de harnais », explique Michelangelo. « Ce mât de 100 pieds de haut a une surface très lisse. Il n’y a pas de filet ». Pour la finale, qui est mise en scène afin de provoquer un maximum de réaction dans l’auditoire, les acrobates enroulent leurs jambes autour du mât, tendent les bras et plongent tête première vers le sol. « En entendant le cri de l’acrobate, les gens, craignant qu’il ne tombe sur eux, se lèvent précipitamment. À la dernière minute, l’acrobate saisit le mât et s’arrête », raconte Michelangelo, dont les costumes sont tout effilochés avec la friction. « Mon père nous disait toujours : “Pendant l'entraînement, quand vous sentirez la brûlure, votre première réaction sera de tout lâcher. Mais vous devez serrer plus fort, parce que si vous lâchez prise, vous mourrez” ». « Dans le monde du spectacle, le public est toujours captivé quand un artiste fait un numéro qui comporte des risques, mentionne Gene Columbus, vice-président, recrutement du personnel de spectacles pour Walt Disney World, et je crois que ces numéros captiveront encore les spectateurs dans 100, voire 500 ans » Depuis que les jeunes Nock ont participé à la tournée internationale Disney on Parade entre 1970 et 1976, M. Columbus et sa femme, Becky, font en quelque sorte partie de la famille. « C’était le meilleur endroit où grandir », dit Michelangelo, qui a fait ses débuts sur la scène à l’âge de cinq ans en « Peter Pan » et que la vue du cirque de Dumbo et de Mickey Mouse sur sa corde raide enchantaient. « Avec tous ces décors et ces personnages, la scène ressemblait à un immense terrain de jeu ». Quand les Nerveless Nocks arrivent au Tommy Bartlett en 1978, M. Diehl aide le plus jeune à vaincre sa peur de la scène et sa timidité. « Chaque année, nous présentons un spectacle gratuit aux enfants des écoles qui sont dans un rayon de 45 milles. Alors je lui ai demandé de faire un numéro de jonglerie pour les enfants. La glace était brisée », se souvient M. Diehl. La saison suivante, le jeune garçon de onze ans s’entraînait sur un mât chinois de 10 pieds avec un harnais de sécurité, un numéro que sa fille de 13 ans, Angelina, est en train d’apprendre. Elle fait déjà un numéro de hula-hoop et figure sur la publicité du spectacle de vélo volant du Tommy Bartlett Exploratory. « Sur un câble en hauteur, une bicyclette simule ce que les Nocks font avec leur motocyclette sur la corde raide », explique M. Diehl, qui a demandé l’assistance technique de Michelangelo pour la conception. « Le vélo est doté d’un contrepoids et ne peut pas basculer, mais quand on installe les gens sur la bicyclette et qu’on les attache avec une ceinture de sécurité, leurs yeux sont ronds comme des soucoupes ». Lorsqu’on demande à M. Diehl ou à M. Colombus de nommer l’exploit aérien qui les a le plus estomaqués, peu importe le nombre de qu’ils l’ont vu, ils mentionnent sans hésiter le numéro d’hélicoptère des Nock, celui où Michelangelo exécute, à 250 pieds dans les airs, des acrobaties sur un trapèze suspendu à un hélicoptère piloté par son frère Eugene Nock fils, président de Nock Entertainment Group, Inc. « Il y a beaucoup de bruit et de vent... je ne dois pas perdre mon sang-froid », dit Michelangelo en parlant de ses acrobaties aériennes. « Je ne peux me permettre d'être excité ou nerveux. Je me concentre pendant un mois et m’exerce à ce numéro sans arrêt dans l'arrière-cour de mon ranch de voltige à Saratosa en Floride. Lorsque je grimpe dans les airs, c'est comme si je me trouvais à 10 pieds du sol ». Le numéro d’hélicoptère n'est que l'un des nombreux numéros qui font partie du répertoire des Nock. Comme les spectateurs reviennent en moyenne au spectacle de Tommy Bartlett une fois tous les trois ans, les Nock doivent renouveler leur répertoire. Cependant, il y a une chose qui ne change pas : Michelangelo vend encore des programmes et signe des autographes, tout comme il le faisait quand il était adolescent. « Les spectateurs viennent me voir et me disent : “Je me souviens de vous” », raconte-t-il. Les Fabulous Wallendas Imaginez vous, plongé jusqu’au cou dans la piscine à vagues d’un parc, assistant à un spectacle vraiment brillant. Stupéfait, vous voyez un couple audacieux exécuter des acrobaties à une hauteur de 50 pieds. « Dans un parc aquatique, vous ne vous attendez pas à voir un numéro de corde raide et certainement pas un numéro d’aussi grande qualité que celui des Wallenda », note Tony Brancazio, directeur général du Wet’n Wild Emerald Pointe à Greensboro en Caroline du Nord, où les Fabulous Wallendas exécutent leurs numéros depuis deux ans. « Les spectateurs en parlent à leurs amis et la nouvelle se répand d’année en année ». Karl Wallenda, le patriarche de la famille, a lancé cette célèbre boutade : « La vie est une corde raide. Tout le reste peut attendre ». Son arrière-petit-fils, Nikolas Wallenda, dirige désormais l'une des troupes qui perpétuent la tradition familiale de marcher sur la corde raide. Des numéros de haute voltige, comme rouler à motocyclette sur la corde raide, grimper à un mât chinois qui peut plier jusqu’au sol ou un numéro de roue allemande. « J’aime bien mélanger tous les numéros », dit Nikolas, président de Wallenda Family Entertainment, Inc. « Cela nous permet de demeurer alertes et d’offrir de nouveaux numéros au public chaque année ». « Nous avons été le premier parc de Palace Entertainment à les inscrire à notre programme », mentionne M. Brancazio, qui a rencontré les Wallenda au salon international IAAPA Orlando de 2002. Quand Tom Rhein lui a montré les photos des Fabulous Wallendas acclamés par la foule au Sunlite Pool de Coney Island, il a abandonné l'idée de chercher un autre spectacle de plongeon de haut vol ou de motomarine. « Le parc aquatique est un endroit très animé et très vaste. Souvent, le public ne prête pas attention quand nous annonçons l’heure du prochain spectacle, dit M. Brancazio. Mais quand les Wallenda montent sur leur corde raide, ils ne passent pas inaperçus. Comment les spectateurs pourraient-ils ignorer un funambule à 50 pieds dans les airs sur sa corde raide. Ce succès a amené d’autres parcs à envisager la production de spectacles similaires prochainement ». Tandis que Nikolas et sa femme Erendira feront leurs débuts au parc Raging Waters de San Dimas cet été, sa mère Delilah et sa sœur Lijana prendront la relève au Wet ’n Wild Emerald Pointe. « Comme la dynastie des Wallenda, au cours de sa longue histoire, a séduit plusieurs générations d'admirateurs, notre clientèle est composée notamment d’aînés qui emmènent leurs petits-enfants nager et voir le spectacle des Wallenda », dit M. Brancazio, qui croit que tout spectacle présenté dans un parc est synonyme de meilleure ambiance et de divertissement. « Les spectacles sont un atout, ils plaisent toujours beaucoup ». « De nombreuses stations de télévision viennent filmer leurs séances d’entraînement et les interviewer. Les journaux publient des reportages sur eux », dit M. Brancazio. La presse raconte les triomphes et les tragédies de la famille, notamment le fameux accident au cours duquel deux funambules se sont tués et un autre fut gravement blessé en exécutant le numéro vedette de la troupe, une pyramide à sept personnes. Tom Rhein, qui était parmi les spectateurs à Détroit quand les Wallenda ont refait le numéro après 20 ans, décrit : « le tonnerre d’applaudissements qui les a accueillis quand ils sont tous descendus du câble. C'est probablement l'un des spectacles théâtraux le plus étonnant auquel j'aie assisté. Il m’a fait réaliser qu'il est toujours possible de transcender la peur ». En 2001, les petits-enfants et les arrière-petits-enfants Wallenda, qui se produisent en spectacle avec leur famille respective, se sont tous rendus au parc Kurashiki Tivoli au Japon pour établir un record du monde Guinness en exécutant une pyramide à huit personnes. En préparation à cette prouesse d’une durée de six minutes, ils se sont exercés en moyenne quatre heures par jour, six jours par semaine pendant cinq mois. « Si l’un de nous tombe, nous tombons tous, dit Nikolas, c’est ce qui est arrivé à Détroit quand les sept acrobates sont tombés en 1962. Ce genre de pyramide est tout à fait impossible à improviser. Il existe une énorme différence entre faire une pyramide à 10 pieds et la réaliser à 30 pieds. Tout se passe au niveau de l’esprit, mais si la pyramide penche ne serait-ce que d’un pouce, pour la personne qui se trouve à 30 pieds de haut, ce mouvement équivaut à deux pieds ». Le numéro le plus populaire de la famille est toujours la pyramide, mais une pyramide à sept personnes, particulièrement sept Wallenda, est trop onéreuse pour la plupart des parcs. La solution de rechange, c’est la pyramide à trois ou quatre personnes. « Nous nous sommes demandé s’il valait mieux qu’ils viennent ici exécuter une pyramide ou battre un record, dit M. Brancazio. C’est l’une des choses que nous envisageons faire plus tard ». Après le spectacle, Nikolas est heureux de signer des autographes et de répondre aux questions. Les adolescents et les enfants lui demandent souvent : « Où cachez-vous les aimants dans vos souliers? » « Ils croient que plus rien n’est réel, que tout est technologique, observe Nikolas, et doutent que des artistes puissent vouloir risquer leur vie uniquement pour les divertir ». Souvent, les spectateurs demandent à Nikolas de toucher le fond de ses souliers ou de voir la plante de ses pieds pour se convaincre qu'il a réellement marché en équilibre sur une corde raide large d'à peine cinq huitièmes de pouce. Star Attractions Quand Mitzi et Ron Gill ont mis fin à leur carrière d’acrobates aériens au cours de laquelle ils ont présenté pendant 30 ans des numéros, suspendus par leur mâchoire d’acier, dans des spectacles de cirque ou sur scène, ils ont mis à profit leurs connaissances de l’industrie pour démarrer une entreprise florissante. Fondée en 1981, Star Attractions met les artistes professionnels en contact avec les parcs et les autres lieux de présentation. La vaste base de données de la société comprend des acrobates aériens et des numéros de casse-cou, ainsi que des numéros de variétés comme les statues vivantes et les hommes-orchestres. L’un des numéros les plus emballants de M me Gill est celui des Human Cannonballs (hommes-canon) exécuté par la famille Smith. « Avec le compte à rebours qui se fait juste avant que le coup de canon ne soit tiré, les enfants Smith ont appris à compter à l’envers avant d'apprendre à compter comme tout le monde », raconte Mitzi en riant, au sujet de David fils, Jennifer et Stéphanie, qui ont exécuté tour à tour ce numéro en solo ou en équipe avec leur père David. « Ces hommes-canon, qui ont participé à des émissions spéciales dans les dernières années et exercent une forte attraction sur les médias, sont un excellent investissement », ajoute Mitzi. Au cours d'un duel opposant le père et le fils dans le cadre de l'émission « Guinness World Records Prime Time » en 1998 à Kennywood, aux limites de Pittsburgh en Pennsylvanie, le père, David Smith, a pulvérisé le record mondial de la plus longue distance parcourue par un homme-canon : 185 pieds et 10 pouces. Depuis, il a battu son propre record en parcourant une distance de 200 pieds et 4 pouces. Ces détenteurs du record mondial Guinness et anciens artistes du cirque Ringling portent désormais le titre « du plus grand (remplir) du monde ». « Certains clients nous disent : “Pouvez-vous nous proposer des artistes qui puissent attirer le public et nous aider à faire la promotion d'une nouvelle section de notre parc?”. De nombreux sites récréotouristiques ont utilisé les hommes-canon pour mousser la publicité de leur lancement et ont fait de ce numéro leur événement annuel », mentionne Mitzi, qui a longtemps résidé à Sarasota en Floride et souvent participé au salon IAAPA d’Orlando, ce qui lui a permis de prendre conscience que les parcs thématiques sont un marché viable pour ces spectacles. « Les Cannonballs ont un apex de 70 pieds, dit-elle. Ils voient le filet quand ils le frappent. C’est réellement incroyable! » Un véritable homme d’affaires Philipp van Stratum de P&P Projects doit tout ce qu’il a aux modèles de vaisseaux spatiaux. À l’heure actuelle, lui et son équipe conçoivent certaines des attractions les plus novatrices sur le marché. De Tim O’Brien Les thèmes et les projets créatifs que met au point Philipp van Stratum par les temps qui courent tirent tous d’une manière ou d’une autre, leur origine des modèles qu’il construisait et de l’imagination vive qu’il cultivait lorsqu’il était enfant et grandissait à Helmond, en Hollande. Aujourd’hui en tant que président et fondateur de P&P Projects, b.v., entreprise de conception et de développement de produits thématiques établie à Asten, en Hollande, Philipp van Stratum dirige une équipe complète de 20 créateurs qui œuvre sur tout ce qu’on leur propose allant des flotteurs utilisés à Disneyland Paris à l’élaboration thématique et à la conception d’expositions muséales, en passant par la conceptualisation de manèges et d’attraction de parcs thématiques. « Nous créons à l’intention de l’industrie des loisirs, affirme Philipp van Stratum. Le meilleur scénario, c’est quand les gens éprouvent des problèmes à créer, à fabriquer ou à mettre au point leur idée, ils viennent alors nous voir et nous réglons leur problème. Nous aidons nos clients à réaliser leurs propres idées ou nous les aidons à concevoir des idées qui pourraient être la solution à la situation dans laquelle ils se trouvent. » Philipp Van Stratum a amorcé sa carrière en 1989 et, depuis, pratiquement tous les projets auxquels il a participé sont complètement différents. « Nous n’avons pas vraiment le temps de nous concentrer sur un sujet ou une discipline, raconte-t-il. Si nous le prenions, je ne crois pas que nous pourrions être aussi flexibles et nous deviendrions vite une usine de création unilatérale. » Dans les plus récents projets réalisés par lui et son équipe, ils devaient concevoir le thème pour un nouveau manège interactif en bateau qui ouvrira ce printemps à Walibi World, en Hollande. Le manège est le bébé de Roger Houben, directeur de 3DBA, société néerlandaise qui crée, notamment, des attractions en trois dimensions à l’intention du monde des divertissements. « Lorsque j’ai vendu mon concept de ‘Splash Battle’ à Walibi l’année dernière, une promenade interactive extérieure en bateau, je savais que j’avais besoin d’une maison de design qui pouvait rapidement créer un thème, explique Roger Houben. Je n’avais entendu que du bon au sujet de Philipp, mais je n’avais jamais travaillé avec lui. » Roger Houben appelle donc Philipp van Stratum, lui décrit brièvement le projet et fixe un rendez-vous. « Lorsque Philipp s’est présenté à cette première rencontre, il avait déjà un modèle du manège en construction, qu’il avait apporté pour la rencontre afin de mieux me démontrer ses idées. Pendant toutes mes années de collaboration avec des entreprises de design, jamais aucune n’a été aussi bien préparée à la première rencontre, poursuit Roger Houben. J’ai tout de suite sympathisé avec Philipp, sa conception pratique des affaires m’a tout de suite plu. » Une fois le modèle terminé, Philipp van Stratum, l’a présenté à Roger Houben et aux représentants de Walibi. Le modèle et les idées de Philipp s’additionnant, il a obtenu le contrat. « Depuis, j’ai une telle confiance en Philipp qu’il est devenu mon partenaire privilégié pour tous les projets d’élaboration de thème des futurs ‘Splash Battles’ », affirme Roger Houben. Le système du manège est conçu par Preston and Barbieri. Philipp Van Stratum a apprécié les défis que posait le manège. « Le budget était serré, mais suffisant et le projet était vraiment intéressant. C’était l’idée de Roger, mais nous avons aidé à personnaliser l’emplacement à Walibi, explique Philipp. Nous travaillons actuellement à une version intérieure du manège. Nous nous efforçons de faire passer le concept à un échelon supérieur et nous avons hâte de voir la direction que prendra ledit projet. » Diversité Philipp Van Stratum affirme que pratiquement tout, dans son travail actuel, est adapté à des projets bien précis. « J’aime bien avoir un plan quelconque, suivre ce filon et utiliser toutes les compétences que nous avons à l’interne pour voir jusqu’où nous pouvons aller. Quant à moi, c’est la partie que je préfère ». Autrement dit, Philipp van Stratum est confiant et bien à l’aise lorsqu’il met sa tête à couper. « Oui, absolument, c’est le côté risque qui me plaît, dit-il. Il est facile de trouver un créneau et de faire une proposition sur chaque projet qui passe, c’est un peu plus difficile toutefois de trouver des éléments stimulants dans chacun des projets. Nous parlons avec le client et tentons de voir ce que nous pouvons faire à partir de l’idée première du projet, en y mettant toute notre créativité et nos compétences, pour améliorer le résultat final. » Au début de 2004, Philipp van Stratum a fait équipe avec Merlin Entertainments du Royaume-Uni pour aider à concevoir et à créer un parc scientifique hybride à Ostend en Belgique, appelé « Earth Explorer ». » Ce projet a posé un autre formidable défi, raconte Philipp van Stratum. Il s’agit d’un parc familial interactif qui contient des éléments haute technologie et faible technologie. Nous avons créé le manège où les familles pensent qu’elles glissent sur un flot de lave d’un volcan. » L,équipe van Stratum a aussi créé des expositions pour l’Autostadt allemand; le Musée national des antiquités à Leiden en Holland; le planétarium Artis à Amsterdam; le parc thématique Madurodam, à La Haye en Hollande; le Europa-Park, en Allemagne; Disneyland Paris; The London Planetarium et plusieurs autres attractions européennes. Pour l’Autostadt, l’équipe van Stratum a collaboré avec Jack Rouse Associates (JRA) de Cincinnati en Ohio. P&P Projects a créé l’exposition Durability Testing, constituée de planchers mouvants, de système créant des conditions météorologiques exceptionnelles, d’une chambre chaude dont les murs étaient à peine tièdes au toucher et d’une chambre froide dont les murs étaient réfrigérés. On y trouvait également une soufflerie. « À mon avis, Philipp et son groupe ont passé plus de temps à écouter et à essayer de comprendre le projet avant le début des travaux que la majorité des entreprises avec lesquelles j’ai travaillé auparavant », commente Rick Steele, directeur du projet Autostadt pour JRA. « Ils avaient réglé tous les problèmes et les éléments techniques avant de faire quoi que ce soit de concret sur le projet. C’était très intéressant à observer, d’ailleurs le processus s’est déroulé en totale harmonie grâce à cette approche. » Le président de JRA, Keith James, se rappelle Philipp van Stratum comme « d’un gars fiable, intense, visant la qualité et résolument décidé à livrer le bon produit. » Keith James et Rick Steele, espèrent tous renouveler leur collaboration avec Philipp van Stratum sur d’autres projets. L’histoire commence avec Jeune homme, Philipp van Stratum était vraiment intrigué par le programme spatial. De lui-même, il a commencé à construire des modèles de vaisseaux spatiaux; les modèles prenaient de l’ampleur et s’amélioraient, il écrit alors à la National Aeronautical and Space Administration (NASA) pour demander des photos dont il avait besoin pour arriver au degré de détail nécessaire pour créer des modèles exacts. Il photographiait ensuite le modèle complété et chaque fois qu’il faisait une demande supplémentaire de photos, il y joignait les modèles qu’il venait de terminer. « Je voulais leur faire savoir que j’avais une raison bien précise pour demander des photos, je leur envoyais donc les miennes illustrant ce que j’avais construit, pour qu’ils sachent que j’utilisais à bon escient le matériel qu’ils m’avaient envoyé », se souvient-il. Les photos ont attiré l’attention d’un membre de la NASA, et lorsque que le producteur d’une exposition spatiale prévue à Tivoli Gardens, à Copenhague, a communiqué avec la NASA au sujet de modèles, on lui a recommandé de contacter Philipp van Stratum. C’était en 1989. Une fois le choc digéré - après tout, la recommandation venait de la NASA – Philipp van Stratum a obtenu le contrat de l’exposition Tivoli et a créé des modèles en vraie grandeur de divers appareils de l’espace, notamment le Lunar Lander et le Rover ainsi des vêtements pour l’espace. Il a exploité la popularité que lui a procurée cette exposition pour créer et vendre des modèles à des planétariums et à des expositions sur l’espace au début des années 90. Puis une autre offre impossible à refuser lui est faite. Disneyland Paris vient cogner à sa porte. Le parc cherchait des modèles en vraie grandeur de vaisseaux spatiaux et d’appareils liés à l’exploration spatiale pour faire partie de la grande cérémonie d’ouverture des montagnes russes « De la Terre à la Lune » en 1995. Une fois ce contrat terminé, Philipp van Stratum décide de mettre fin à ses études enseignement de l’art. Il quitte donc la faculté et entre en affaires. « J’avais tellement de travail, je n’avais plus de temps pour l’université », blague-t-il. Il a toujours pensé qu’il y retournerait, mais n’a pas encore trouvé le temps de le faire. Toujours en affaires La construction de modèles et les projets d’exposition se sont multipliés et ont fait des petits. « Je n’avais pas vraiment l’intention de partir une entreprise, mais j’avais tant de travail, je n’ai pas eu le choix, raconte Philipp van Stratum. Je ne suis pas un vrai homme d’affaires. » Il décide cependant d’aller de l’avant et d’en profiter pendant que ça dure. « Je m’attendais à frapper un écueil, mais nous voguons toujours de plus en plus loin. » Privilégiant le travail fait à l’interne, P&P Projects possède ses propres ateliers pour la construction de paysage, l’animatronique, les travaux sur pierre, les explosions, les modèles à l’échelle, la sculpture et ainsi de suite, soit 20 000 pieds carrés d’espace de travail au total. Même si les frais généraux sont considérables, Philipp van Stratum n’accepte pas n’importe quoi comme projet. « Non, je recherche d’abord des contrats stimulants et exigeants, et pas obligatoirement les plus gros contrats, explique-t-il. Je ne veux pas que tout mon personnel se consacre exclusivement à un seul projet à la fois. » Pour cette raison, il accepte la sous-traitance si le projet est intéressant, et s’il obtient un gros contrat, il impartira une partie du travail afin de ne pas bloquer tout son personnel. Toutefois, le projet de ses rêves monopoliserait lui et son équipe pendant un certain temps. « Ce serait bien de concevoir et de construire un parc de A à Z et d’être en mesure de diriger le projet en entier, dit-il. Si c’était possible, je voudrais tout faire moi-même, mais je sais bien que j’aurais besoin de l’aide de toute l’équipe. » Il ajoute qu’il a un grand projet dans le collimateur, qui pourrait bien aller dans cette direction. Une chose est sûre; quoiqu’il fasse, l’argent n’est pas le premier facteur qui entre en jeu. « Je ne travaille pas à projet seulement pour faire de l’argent. Tous les projets que j’ai réalisés dans le but précis de faire de l’argent sont encore dans le grenier de l’atelier, invendus. Je vais d’ailleurs, à l’occasion, faire le tour du grenier pour me rappeler que mes affaires se portent mieux quand je m’applique à résoudre des problèmes et non à faire de l’argent », s’esclaffe-t-il. « Plus le problème est gros et les défis insurmontables, plus c’est intéressant et meilleur je suis. »
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