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French Elargir les horizons En développant des formules originales pour combiner éducation et divertissement, les parcs d’attraction et les musées prouvent que les programmes éducatifs n’ont pas besoin d’être confinés aux salles de classe Par Mike Bederka Les clients des parcs d’attraction ne sont pas obligés de laisser leur matière grise à l’entrée et les jeunes visiteurs de musées n’ont pas forcément besoin de passer la visite la tête dans les nuages. Que ce soit par l’intermédiaire de visites éducatives, par la découverte des rouages internes d’univers particuliers ou à l’occasion de journées à thèmes scientifiques, il est possible de combiner efficacement le divertissement et l’éducation pour le plaisir de tous : étudiants et enseignants, parents et enfants. « C’est une manière de dynamiser le programme scolaire », estime Michael Palmer, Directeur exécutif de la Student and Youth Travel Association. « Certains enfants sont moins réceptifs face à une méthode d’enseignement classique, verbale ou par la lecture. Il leur faut une expérience visuelle, tactile et pratique. » De plus en plus les clients demandent ce type d’activités. Selon Nancy Schretter, Éditrice du Family Travel Network : « Les vacances éducatives ont la cote. Les parents souhaitent que leurs enfants grandissent en faisant l’apprentissage de la culture, de l’histoire, de la nature et de l’archéologie. Certaines organisations ont trouvé des méthodes vraiment divertissantes pour fournir cet apprentissage. » Raconter des histoires Sam Rubin, spécialiste en éducation, reconnaît que son lieu de travail, la bibliothèque présidentielle et le musée John F. Kennedy, est un endroit plutôt sérieux. La guerre froide, le mouvement des droits civiques et la guerre du Vietnam sont des évènements historiques qui ont fait l’objet d’études minutieuses et de débats vigoureux par les universitaires et dont les souvenirs remplissent ce site de Boston dans le Massachusetts. Cependant, de tels sujets laissent souvent les plus jeunes de marbre. Voilà pourquoi à l’occasion de visites guidées, le personnel aime montrer une des pièces les plus importantes du musée : une coquille de noix de coco avec un message inscrit à l’intérieur. Pour S. Rubin : « C’est probablement l’objet du musée dont l’histoire est la plus intéressante. » Les visiteurs apprennent l’histoire d’un jeune Kennedy sauvant bravement la vie de son équipage après la destruction de son patrouilleur PT-109 par un destroyer japonais pendant la seconde guerre mondiale. Le futur président et son équipage flottèrent pendant des jours dans le Pacifique-Sud jusqu’à ce qu’ils échouent finalement sur une île où ils rencontrèrent des indigènes amicaux. Kennedy voulut leur donner message, mais n’avait rien pour l’écrire. Il grava alors un message sur un morceau de coquille de noix de coco avec son couteau de poche et le confia aux indigènes. « C’est une histoire fascinante. Une histoire de survie », explique S. Rubin. « Sans ces histoires, les enfants ont du mal à s’intéresser à ce genre de choses. » Cette coquille de noix de coco est désormais exhibée au musée Kennedy, et S. Rubin pense qu’elle permet aux enfants de découvrir un des plus populaires présidents du XX e siècle. Selon Ed Able, Président de l’American Association of Museums, une organisation basée à Washington D.C., de telles visites permettent de donner aux musées une touche un peu plus personnelle. « Le visiteur a l’occasion d’apprendre plus en détail et de façon interactive plutôt que de façon passive, comme lire un texte affiché sur le mur d’une exhibition. L’aspect éducatif en est rendu plus attractif et les visiteurs mémorisent mieux. » Un concept unique Les combats épiques d’un homme sont susceptibles de soulever un engouement certain. Est-il possible de susciter le même intérêt en racontant l’histoire d’une entreprise ? Ford Motor Company en était convaincue mais ne souhaitait pas se lancer dans une telle aventure toute seule. Alors, pour aider à la création de la visite Ford Rouge Factory Tour, la société s’est associée avec le musée Henry Ford de Dearborn dans le Michigan. « Une visite guidée avait toujours été imaginée du point de vue de Ford », raconte Scott Mallwitz, Directeur de la conception de l’expérience au musée Henry Ford. « Les problèmes étaient les suivants : quelle histoire faut-il raconter ? Comment la raconter ? Avec quel narrateur ? Comment transporter les gens à l’usine et les ramener ? Il était logique qu’ils s’associent avec une organisation habituée à s’occuper des visiteurs, du point de vue de la foule et de son contrôle, et capable aussi de répondre aux attentes. » Ce partenariat était aussi bénéficiaire pour le musée Henry Ford car une visite d’usine était ce que les visiteurs demandaient le plus souvent. Selon Scott Mallwitz : « Nous avons vraiment étudié la question pour être sûr que nous avions un public sous la main et que nous n’aurions pas à le créer. » Ouvert en mai 2004, la visite de l’usine est devenue une attraction populaire du musée Henry Ford. Parmi les moments forts, les visiteurs quittent le musée en car et commencent une visite de tout le site de l’usine de Rouge, regardent un film montrant les gens et les évènements qui ont fait de Ford un géant mondial de l’industrie puis vont découvrir à pied les rouages d’une usine d’assemblage. S. Mallwitz dit que le public est intrigué par le concept d’une organisation spécialisée dans l’histoire racontant l’influence et l’importance d’une entreprise dans la société. D’après lui : « A l’heure actuelle, il s’agit de quelque chose d’inédit, mais cela ne va pas durer. Si les entreprises souhaitent réellement dépasser le stade de la communication commerciale pour tisser des liens, il va falloir qu’elles trouvent des méthodes différentes pour s’associer à des organisations à but non lucratif et spécialisées dans l’éducation. » A quelques milliers de kilomètres, à Wolfsburg en Allemagne, un autre constructeur automobile a aussi réussi à faire découvrir l’histoire de ses produits. Pour Susanne Wiersch, Responsable des relations publiques et des visites guidées, le musée Volkswagen, qui s’est ouvert en 1985, et qui a connu une rénovation complète en 2001, montre comment la société a joué un rôle important dans la popularisation de l’automobile pendant plus de 60 ans. Les visiteurs découvrent plus de 200 différents types de véhicules, de la Coccinelle à la Golf en passant par des modèles du futur. Il y a aussi des voitures spéciales comme la montgolfière « Coccinelle flottante ». Pour S. Wiersch, les objectifs principaux du VW AutoMuseum sont de préserver la tradition de la fabrication automobile, par le biais de la recherche et des exhibitions, et de faire connaître l’histoire de Volkswagen. Selon elle : « Les histoires qui ont trait aux voitures sont les plus intéressantes. Vous pouvez voir les voitures de partout. » Un marketing efficace Les musées automobiles et les visites s’y rapportant, ont un public amateur de voitures ravi de pouvoir s’adonner à sa passion. Cependant, d’autres organisations n’ont pas cette chance. Des lieux comme le musée Intrepid Sea, Air & Space Museum à New York doivent faire preuve d’ingéniosité dans leurs activités de marketing. « Nous sommes une organisation à but non lucratif », déclare Denise Downing, directrice des relations publiques et de la programmation des évènements. « Nous n’avons pas les moyens de nous payer une publicité d’une page dans le New York Times. » Pour D. Downing le personnel du musée doit compter sur ses contacts dans le secteur de l’éducation publique, ainsi que sur les journées portes ouvertes à l’intention des enseignants. L’année dernière, le musée a offert aux enseignants une visite de ses installations éducatives, au cours de laquelle le personnel a vanté les divers ateliers qui y ont lieu. Les enseignants ont aussi bénéficié d’une adhésion gratuite au musée valable un an. En outre, le personnel travaille en étroite collaboration avec d’autres musées, organisations et attractions. Pour D. Downing « Ce sont nos amis. Nous nous entraidons pour la promotion et nous faisons tout ce que nous pouvons pour nous faire connaître. » Par exemple, au mois de février, le musée a organisé la semaine des enfants. Cette promotion spéciale était supportée par divers partenaires qui ont aussi exhibé dans le musée afin de nouer des liens avec les visiteurs. Par exemple, l’American Society of Civil Engineers a montré aux enfants comment concevoir un avion en papier très aérodynamique ou comment construire un bateau en papier aluminium très solide, ou construire une maison en guimauve capable de résister à un tremblement de terre. Le Big Apple Circus était là pour apprendre aux enfants à jongler, mimer, faire de l’équilibre et devenir Monsieur Loyal. Les Marines ont exhibé certains des équipements qu’ils utilisent et ont donné un aperçu des rigueurs d’un camp d’entraînement. Le musée Intrepid offre toute une série d’activités tout au long de l’année, conçues pour stimuler la curiosité des étudiants. Dans « Nager ou couler : pourquoi est-ce que les bateaux flottent », les écoliers apprennent à concevoir leur propre bateau tout en découvrant les principes fondamentaux de la flottaison. Avec « Souvenons-nous des héros », les étudiants se familiarisent avec les personnes qui se sont sacrifiées pour la défense du mode de vie américain. Ils explorent des dossiers de découverte et examinent des photos et des documents de base, afin de mieux comprendre les rôles des forces armées, en mettant l’accent sur les femmes et les minorités. « Nous voulons montrer le côté humain derrière le matériel », dit Gene Carlucci, responsable principal de l’éducation au musée. Pour lui, il est important d’aider les enseignants à remplir le programme d’éducation et à atteindre les objectifs pédagogiques. Par conséquent, tous les programmes et les documents exhibés reflètent le programme scolaire de l’état de New York (et parfois national). « Nous voulons être utiles aux enseignants et aux étudiants », déclare G. Carlucci. Christopher Naylor, Directeur d’Engage, une association londonienne pour les éducateurs de musées, d’art et autres, ajoute que les organisations désireuses d’attirer les écoles embauchent souvent des enseignants pour les aider. Selon lui : « Cela peut être très utile, mais l’éducateur a souvent tendance à copier les mêmes méthodes d’enseignements utilisées à l’école pour faire découvrir le contenu du musée. » Une meilleure approche consisterait à utiliser les professionnels qui travaillent en tant qu’éducateurs de musée. Leur rôle est d’inventer de nouveaux types de visites, d’ateliers et de nouveaux projets d’exhibitions à l’intention de nouveaux publics. D’après C. Naylor : « Ces éducateurs travaillent souvent avec des éducateurs-artistes qui sont capables de fournir des expériences très stimulantes, poussant le public à se poser des questions et à réagir aux objets et à l’art de façon différente. » Le site Web d’Engage www.engage.org, possède une base de données au sujet de tels éducateurs, pouvant offrir une activité conseil ou mettre sur pieds des projets rapides pour le compte des musées. Participer Les musées n’ont pas l’exclusivité des activités à la fois divertissantes et éducatives. Les parcs d’attractions et thématiques sont aussi une destination légitime pour les voyages d’école ou pour les parents qui en veulent plus pour leur argent. Hersheypark, à Hershey, Pennsylvanie, organise plusieurs journées conçues spécialement pour les lycéens. La journée de la physique, par exemple, permet aux lycéens de se livrer à toute une série d’expériences en utilisant les attractions du parc. Comme l’explique Susan Kunisky, Directrice adjointe des ventes pour Hershey Entertainment Group, les projets sont simples, comme par exemple utiliser une boîte de balles de tennis pour fabriquer un accéléromètre et calculer la force G sur une montagne russe, ou complexes, lorsque les étudiants équipés de dispositifs de collecte de données insérées dans une veste Velcro, saisissent les informations dans un ordinateur portable et impriment des courbes montrant les forces subies par leur corps pendant une descente de montagne russe. C’est un mélange d’éducation et de promotion du parc. « De nombreux problèmes que les étudiants ont à résoudre à l’école sont génériques : le train quitte la gare, etc. », explique Susan Kunisky. « Nous avons mis au point un livret proposant de vraies activités. » Par exemple, pour tester leurs connaissances en probabilité, les étudiants doivent trouver différentes façons d’asseoir le public sur le ride Tilt-a-Whirl d’Hershey. D’un point de vue commercial, ces activités sont bonnes pour Hershey. Selon S. Kunisky, lorsque de telles journées sont organisées, le parc est rempli de visiteurs. Legoland California à Carlsbad fait aussi beaucoup d’efforts pour stimuler les jeunes. Le personnel éducatif du parc a créé des visites mettant l’accent sur les mathématiques et la science. Le programme « Energie en mouvement » permet aux enfants de construire un mini-manège et de générer l’énergie solaire nécessaire à son fonctionnement. « Les vitesses fantastiques » donnent aux enfants la possibilité d’utiliser des engrenages pour changer de vitesse et de direction. Enfin « Découvre les dinosaures » permet aux enfants de devenir des paléontologues en herbe et de creuser des bacs de sable à la recherche de « fossiles ». Selon Kimberly Clark, responsable des relations publiques, Legoland, veut collaborer avec les enfants et les parents qui partagent le même engouement pour l’imagination et la créativité. « Nous voulons attirer les visiteurs qui sont curieux et proactifs », dit-elle. « Ceux qui n’hésitent pas à mettre la main à la pâte et le cœur à l’ouvrage. Ceux qui veulent participer. » La prochaine vague Les parcs aquatiques intérieurs retiennent l’attention des amateurs d’émotions avec des glissades encore plus rapides Par Dan Emerson
Bien que Wisconsin Dells, au Wisconsin, soit depuis longtemps la Mecque des sports aquatiques, on y avait pas vu le surf comme activité, ou du moins pas avant le week-end du Memorial Day en 2004. Le parc aquatique intérieur Kalahari a invité la championne de surf amateur Bethany Hamilton pour inaugurer son manège aquatique WaveLoch FlowRider. Plus tard ce même été, Kalahari a organisé une compétition avec des surfeurs professionnels sur des vagues de cinq pieds déferlant à 30 milles à l’heure. Les vagues sont créées par des moteurs à réaction de 85 chevaux-vapeur, qui pompent 50 000 gallons d’eau sous pression à la minute. Alors que Kalahari était déjà le plus grand parc aquatique aux États-Unis, son propriétaire Todd Nelson souhaitait le rendre encore plus séduisant, afin d’attirer les adolescents amateurs de sensations fortes qui sont des accrocs des autres sports de planche—planches à roulettes et planche à neige. Il semble que l’initiative ait atteint son objectif et confirme la tendance populaire dans les parcs aquatiques intérieurs : plus gros, plus haut, plus vite, plus époustouflant. En plus des sensations fortes, FlowRider introduisait également un élément « habileté » qui attire beaucoup les ados. Les surfeurs peuvent effectuer des virages, des demi-tours et d’autres manoeuvres. La majorité des surfeurs utilisent des bodyboards en position couchée ou à genoux, mais ceux qui signent au préalable un formulaire d’exonération, peuvent surfer debout. Très impressionné par « l’un des manèges les plus intéressants que nous ayons vus », Todd Nelson a également commandé un deuxième FlowRider pour le plus récent parc Kalahari à Sandusky, en Ohio.
Ingéniosité intérieure Todd Nelson affirme que l’industrie des parcs aquatiques intérieurs s’est inspirée de Las Vegas, au Nevada. « Les consommateurs veulent la technologie de pointe qui ajoutera un volet excitation à leurs vacances, dit-il. Dans notre effort de positionnement et de promotion de nos sites de villégiature, un facteur important est de pouvoir affirmer que nous sommes les premiers ou les plus grands. Dans cette industrie, vous devez être très ingénieux pour que vos visiteurs viennent et reviennent encore, si vous ne l’êtes pas, quelqu’un d’autre le sera à votre place. C’est un principe que Las Vegas applique depuis très longtemps. Les entreprises y ont investi des milliards de dollars pour continuer à jeter de la poudre aux yeux du consommateur. « Notre objectif est d’introduire les sports extrêmes à l’intérieur afin que les gens puissent en profiter toute l’année. Le secret est de plaire à toute la famille, y compris les amateurs de sensations fortes, explique Todd Nelson. Nous avons comme philosophie de pousser les limites à l’extrême et d’abattre les obstacles, ce que nous avons déjà fait dans les propriétés Kalahari. » En mai, Kalahari a également lancé dans son nouveau parc de 78 000 pieds carrés à Sandusky, le ZipCoaster de Whitewater West Industries qu’on voit déjà comme la première montagne russe « sans gravité ». Le manège est conçu de manière à donner aux amateurs une sensation d’apesanteur tout en les propulsant dans les chutes vertigineuses, les glissages et les virages sur plan incliné à des vitesses allant jusqu’à 20 milles à l’heure. Alors que la plupart des manèges et montagnes russes ralentissent au sommet, le ZipCoaster propulse les radeaux en haut de la montée grâce à la force de l’eau. (Pour en savoir davantage sur le ZipCoaster, aller à la page 92.) Nombre de parcs intérieurs installent des manèges extérieurs à l’intérieur afin de rendre l’expérience plus dramatique. Par exemple, Great Wolf Wisconsin s’est doté d’un Tornado de ProSlide, un manège à toboggan de six étages d’une valeur de 3 millions de dollars, qui présente une dénivellation de 53 pieds. Entre-temps, la firme floridienne Innovative Rock Climbing a installé Hydrophobia, qui combine une chute d’eau et une structure d’escalade de 25 pieds, dans plusieurs de ses parcs intérieurs. «Ces projets intérieurs sont de plus en plus grands et vastes, et introduisent davantage de manèges extérieurs à l’intérieur », a déclaré Rick Root, président de la World Waterpark Association. « La pression sur les fournisseurs est forte, on veut constamment de nouvelles générations de manèges, et on veut que les nouvelles technologies soient intégrées dans les manèges existants. » Un autre signe de la tendance vers le plus grand et le plus vite se révèle dans le battage publicitaire qui se fait autour de Waterpark of America (WOA), lequel devrait ouvrir l’été prochain à Bloomington, au Minnesota, juste au nord du Mall of America. Le parc intérieur de 100 millions de dollars offrira la plus haute glissade au monde. La glissade en fibre de verre translucide de 76 pieds fabriquée par ProSlide, est conçue de manière à reproduire le phare de Split Rock qui domine le lac Supérieur. Le manège serpentera à l’extérieur de l’édifice, reviendra à l’intérieur et retournera à l’extérieur. « En plus des sensations fortes que ce concept réserve aux amateurs, il représente également une utilisation très efficace de l’espace », souligne le concepteur de WOA, Jeff Nodorft de Ramaker and Associates, du Wisconsin. Le parc intérieur de 70 000 pieds carrés qui est construit par le promoteur Jeff Wirth, de Minneapolis, sera combiné à un site de villégiature familial de 403 chambres. Outre les sections de jeux pour enfants à plusieurs étages, comme des bennes basculantes et des canons à eau, des structures d’escalade et des glissages de plus petite taille (10 à 14 pieds), WOA installera également un simulateur de surf FlowRider, le plus grand manège familial intérieur en Amérique du Nord, un mur d’escalade/chute, des geysers et des canons à eau, un parcours de kayak et d’autres installations, notamment une salle de jeux électroniques/redemption, une aire de restauration, des salles pour les fêtes et des vestiaires.
Créer un endroit confortable Il n’est pas étonnant d’apprendre que le plus grand défi pour les concepteurs et les exploitants de parcs aquatiques intérieurs est d’offrir le plus de divertissement et de plaisir au pied carré, ainsi que de l’espace suffisant pour se sécher, relaxer et observer l’action. « Nous essayons de créer autant de divertissement pour l’espace donné qu’il nous est possible », explique Matt Freeby, directeurs des opérations pour Beaver Dam, de Water Technology, Inc., du Wisconsin. Évidemment, en plus des sensations fortes, il faut un espace d’atterrissage, observe M. Freeby. Il y a un point de retour graduel; ces parcs ne fonctionnent pas aussi bien si vous essayez d’empiler les attractions sans ménager un espace adéquat où les visiteurs peuvent s’asseoir et relaxer. Sinon, le parc est toujours encombré et inconfortable, et s’il y a un élément que les gens recherchent en vacances, c’est bien le confort. » Selon Rick Hunter, président et chef de la direction de ProSlide, établi à Ottawa au Canada, les nouveaux parcs « introduisent à l’intérieur presque tous les manèges extérieurs parmi les plus populaires, ce qui aurait été inconcevable il y a quelques années ». Par exemple, le manège familial Mammoth River de Proslide a été installé dans les nouveaux parcs de Great Wolf Lodge, dans les Poconos et à Williamsburg, en Virginie. En conséquence, « les parcs intérieurs rejoignent une très vaste population, poursuit M. Hunter plus vaste que nous aurions imaginé. Ils sont vraiment très recherchés sur le marché, en raison des sensations fortes offertes en prime. »
Ce n’est que le début ProSlide a une équipe composée d’environ six membres qui sont constamment à la recherche d’idées pour concevoir des manèges plus gros et meilleurs. Bien que les nouvelles attractions exigent une certaine quantité de chevaux-vapeur pour faire tourbillonner l’eau plus rapidement, « l’eau est un grand lubrifiant en soi, poursuit M. Hunter. Les manèges aquatiques propulsés par la gravité peuvent aussi être antigravité, en montée et en descente. C’est énorme. » Entre-temps, sur le marché européen des parcs aquatiques intérieurs, les mêmes manèges qui font furieusement grimper la cote des parcs aux États-Unis sont « bien établis », selon Wally Lamb, consultant de l’industrie auprès des clients internationaux. Toutefois, la tendance n’est pas nouvelle. « En Europe, ils sont en avance de 15 ans sur nous », observe Wally Lamb. Bien que la montée de popularité des parcs aquatiques soit encore récente en Amérique du Nord, « en Europe, le phénomène n’est pas nouveau », fait remarquer Terry Ramaker, chef de la direction des concepteurs Ramaker and Associates, du Wisconsin, qui a agi comme conseiller pour plusieurs parcs intérieurs prévus en Russie. « Les premiers parcs ont été créés il y a 25 ans là-bas. C’est un des arguments qui contribuent à alimenter la croissance explosive aux États-Unis actuellement, nous ne sommes pas à l’étape de l’apprentissage. La technologie et les méthodes de construction utilisées sont éprouvées et sûres. » Avec le temps, « le produit évolue de plus en plus. Les glissages sont de plus en plus larges afin que quatre ou cinq membres d’une même famille puissent partager cette expérience », explique M. Ramaker. Pour l’avenir, David J. Sangree, directeur des services-conseils en hébergement chez US Realty Consultants à Cleveland, Ohio, croit que la tendance« plus gros et plus vite » dans les parcs intérieurs se maintiendra à court terme, avec 19 nouveaux centres ou agrandissements dont l’ouverture est prévue pour cette année. Comme c’est le cas dans l’industrie des parcs d’attractions, les propriétaires et les exploitants se sont rendu compte que s’ils veulent attirer de nouvelles familles et s’ils veulent que celles-ci reviennent les visiter, ils devront ajouter continuellement de nouveaux éléments pour que le concept soit toujours « frais », ajoute M. Sangree. Ce qui signifie des glissages et des manèges « plus rapides, plus hauts, plus raides, plus complexes. » Todd Nelson affirme que Kalahari peut remplir cette promesse. « Nous essayons de penser grand et de laisser libre cours à notre imagination malgré les contraintes d’espace. Si nous pensons qu’une idée est intéressante, nous libérons l’espace. Dans ce secteur, vous devez avoir l’esprit ouvert et être débrouillard. Les entreprises qui ne sont pas prêtes à abattre des murs pour intégrer un manège vedette, y perdent au change. »
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