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French Jouer à un nouveau jeu Le président de IAAPA en 2005, Jane Cooper, prévoyait de prendre sa retraite à l’âge de 50 ans. Elle aura 50 ans au mois de juin, mais au lieu de partir à la retraite, elle travaillera en tant que président et force motrice de Wannado Entertainment, le créateur de Wannado City, une nouvelle attraction à thème pour les enfants. Elle prévoit maintenant de mettre de côté ses fantaisies de retraite pour quelques années de plus, alors qu’elle fait de Wannado City une marque reconnue et rentable. L’entreprise prévoit de mettre en marche 10 nouvelles “cités” d’ici les cinq ou six prochaines années, et Cooper est enchantée d’avoir l’occasion de démarrer ce nouveau produit de divertissement de jeu de rôle aux États Unis pour les enfants de 3 à 13 ans. « Je n’ai jamais cru une seconde à ses souhaits de retraite » proclame Steve, le mari de Cooper, à propos de son court répit. « Jane est faite pour être elle-même, pour faire quelque chose et elle a besoin d’être occupée et responsable de quelque chose. Je ne suis pas surpris qu’elle se retrouve directement à un poste à défi. ». Cooper a rejoint Wannado Entertainment en tant que président en 2002, peu de temps après que l’entreprise annonce que sa première Wannado City, où les enfants peuvent faire ce qu’ils veulent (« wanna do » en anglais) ouvrirait en 2004 en Floride, à Sawgrass Mills dans Fort Lauderdale. Beaucoup de gens de l’industrie furent surpris que Cooper accepte ce nouveau défi. Un peu plus tôt en 2002, elle quittait sa position de PDG à Paramount Parks, après 30 ans de service dans l’entreprise. Richard Kinzel, PDG de Cedar Fair, qui dirige Cedar Point en Ohio et plusieurs autres parcs d’amusement et parcs d’eau, appelle Cooper une « grande concurrente » et une amie personnelle. Kinzel fut l’une de ces personnes surprises par son retour rapide dans l’industrie. « J’ai toujours pensé qu’elle reviendrait, mais je me suis demandé pourquoi elle le fit si vite », raconte Kinzel. « Diriger autant de parcs comme elle le fit fut épuisant, mais faire ensuite demi tour et recommencer avec le stress d’une start-up m’a surpris. Je pensais qu’elle allait prendre au moins un an et ralentir un peu ». Beaucoup se sont demandé pourquoi Cooper avait quitté un poste aussi haut placé pour se retrouver à diriger un établissement pour les enfants en Floride. Cooper les comprend. « Si j’avais fait ça en sachant que j’allais juste construire ce parc puis rester à le diriger, je ne l’aurais pas fait », dit-elle. « Quand j’ai accepté ce poste, nos projets étaient d’ouvrir le premier ici, de le mettre au point, puis commencer à construire neuf autres marchés supérieurs. C’est ce que nous avons toujours l’intention de faire », ajoute-t-elle. « Je préfère le défi de fabriquer, créer et développer le concept, aux opérations journalières. La partie intéressante est de fabriquer une marque, et tant que le défi de l’expansion est présent, je resterai probablement ici». Les débuts Née dans l’Ohio, Cooper commença sa carrière dans les parcs d’amusement en 1972 en tant que vendeuse saisonnière à Paramount’s Kings Island, dans l’Ohio vers Cincinnati, pour la première saison du parc. Elle resta en fait dans cette entreprise 30 ans. Elle travailla en tant que saisonnière au cours de ses années d’études à l’Université de Cincinnati et au cours de ses années de maîtrise à l’Université Xavier. Elle obtint un diplôme en comptabilité et un MBA en finance et pensait devenir comptable en fiscalité à la fin de ses études, son travail à Kings Island payant ses études. « Lors de mes dernières années d’étude à l’université, je pensais vraiment qu’une fois mon diplôme en poche, j’irais chercher un vrai travail », dit-elle en riant. « Mais Kings Island m’offrit un poste à temps complet et je me dis « pourquoi pas ? » et j’ai accepté le poste ». Elle commença sa carrière à plein temps en 1977 en tant qu’acheteuse. En 1982, elle devint directrice de marchandise et de jeux. En 1984, elle fut transférée par Paramount à Great America en Californie à Santa Clara, où elle devint la directrice des ventes du parc, responsable de la nourriture, de la marchandise et des jeux. En 1992, elle devint directrice générale de Great America et 18 mois plus tard, après le départ de Nelson Schwab, elle devint la première femme PDG de Paramount Parks, après avoir déménagé au siège de l’entreprise à Charlotte en Caroline du nord. Elle démissionna de Paramount le 1 ier juin 2002. « Jane est une femme impressionnante et avant tout une excellente femme d’affaires » explique Schwab, maintenant partenaire dirigeant de Carousel Capital, société de capitaux propres à Charlotte. « Elle a réussi à Paramount parce qu’elle comprend facilement comment tout se tient. Elle est intelligente, elle a beaucoup d’expérience dans les opérations de parcs et elle comprend le côté capital des affaires. C’est pourquoi elle était un très bon choix pour diriger Paramount Parks ». Kinzel, de Cedar Point, dit qu’il a toujours respecté Cooper et pensé qu’elle fit du bon travail en tant que PDG de Paramount Parks. « Elle s’est toujours assurée que Kings Island soit un concurrent solide de Cedar Point, en particulier dans le centre et le sud de l’Ohio », dit-il. « Elle a construit une bonne équipe solide pour Paramount ». Kinzel n’est pas seul à faire des compliments sur cette directrice. Les honneurs que reçut Cooper comprennent le Women in Business Achievement Award (récompense pour accomplissement de la femme dans les affaires), le Woman of the Year Award (récompense pour femme de l’année) présenté par l’Académie Ursuline de Cincinnati, et le titre de finaliste pour le Charlotte Businesswoman of the Year Award (récompense pour la femme d’affaires de l’année de Charlotte), présenté par Queens College and Wachovia. En 2002, elle fut introduite dans le Hall of Fame du Williams College of Business de l’Université Xavier à Cincinnati. Que veut-elle faire ? Mais ce ne fut pas le cas. « A ce moment-là, je pensais ne plus travailler », raconte Cooper. « Cet été là, je suis restée à la maison avec Steve et les enfants. C’était amusant, mais quand ils retournèrent à l’école, je devins nerveuse et je finis par rationaliser que je pouvais très bien retourner travailler quelques années ». Steve reste à la maison depuis le début des années 90, à s’occuper de leur foyer, alors que Jane poursuit sa carrière. Ils sont mariés depuis 1977 et ont maintenant deux adolescents. Steve plaisante parce qu’il s’occupe de la maison depuis si longtemps que Jane eut du mal à s’adapter à la routine quotidienne lors de sa courte retraite. « Les enfants et moi-même avons apprécié de l’avoir chez nous tous ces mois et nous voulions qu’elle reste à la maison avec nous, mais nous fûmes heureux qu’elle trouve quelque chose qui l’enthousiasme vraiment et qui lui présente un nouveau défi », raconte Steve. Le concept Wannado City Bien qu’elle pensait probablement retourner travailler un jour, Cooper n’anticipait pas un retour aussi rapide dans le commerce des parcs à thème. « Il n’y avait vraiment rien de nouveau et d’excitant dans l’industrie du parc à thème qui attire mon attention », dit-elle. « Quand j’ai commencé dans ce milieu, les parcs étaient très autonomes et on y voyait une croissance de l’industrie entière chaque année. C’était une période excitante pour y participer. Plus ce marché est devenu mûr et constitué, plus j’ai perdu de l’intérêt pour lui ». Puis entre en scène son ami de longue date, Rene Aziz, ancien président de IAAPA, maintenant président des parcs d’amusement CIE de Mexico, l’entreprise mère de Wannado Entertainment. En entendant parler de son départ de Paramount Parks, il appela Cooper et commença à lui parler du concept de jeu de rôle. Il lui demanda de venir et jeter un coup d’oeil à Kid’s City au Mexique, parc déjà réussi qui servit de modèle pour Wannado City. Elle aima le concept et le trouva impressionnant. Aziz lui offrit le poste de direction de la division États Unis et elle accepta le défi, un peu à sa propre surprise. « Ils étaient prêts à démarrer aux États Unis alors je me suis dit « allons-y ! ». J’y ai vu l’incroyable opportunité de revenir dans l’industrie que je connaissais si bien, mais cette fois ci avec un concept nouveau qui me permettrait de focaliser sur la partie développement d’une nouvelle idée. Cela me parut amusant ». Alors comment Aziz a-t-il pu la convaincre de diriger Wannado ? « Je lui ai fait une offre qu’elle ne pouvait refuser », plaisante-t-il. « Jane est parfaite pour ce dont nous avons besoin », dit Aziz. « En étant à la tête des opérations États Unis, Jane a besoin de faire un peu de tout, des opérations, du marketing, de la construction, de l’imaginerie. C’est un travail complexe, pas facile. Nous avons senti qu’elle était faite pour le poste et je suis très heureux de ce qu’elle a accompli ». La première Wannado City a ouvert le 13 août 2004 à Fort Lauderdale avec un coût de 40 millions de dollars. C’est sur la bonne route pour faire un million de présence au cours de la première année. Des projets sont en train d’être terminés pour mettre en place la prochaine Wannado City à Chicago. Si tout va comme prévu, la troisième ouvrira dans le New Jersey à East Rutherford, en 2007, dans le complexe sportif et de loisirs Xanadu de Meadowlands du New York City market, qui devrait coûter 1,3 milliards de dollars. Cooper surveillera tous les futurs développements. « Si nous continuons dans la bonne direction, nous pourrions d’ici cinq ans être dans 10 marchés », dit-elle. « Ce premier marché est le plus important et nous apprenons beaucoup grâce à sa construction et maintenant grâce à son marketing et à son fonctionnement. Le deuxième prendra quelques années à créer, mais une fois qu’il sera mis en marche, nous pourrons utiliser nos compétences et nos connaissances et utiliser notre efficacité pour construire les autres bien plus vite ». Elle pense que cette efficacité aidera à garder les futurs parcs dans une échelle de 32 à 35 millions. Miss Président « En tant que première femme à monter les échelons de l’IAAPA, j’étais un peu inquiète au départ », raconte Romano. « Mais je reçus un grand soutien du conseil et je fus chaleureusement accueillie. Jane vit le niveau de soutien que j’avais et quand je lui dis qu’elle était un bon choix en tant que prochaine femme à diriger une association, elle m’écouta et commença à travailler vers ce but ». Cooper sait ce qu’elle veut accomplir dans son rôle à IAAPA et dans les années qui lui restent en tant que dirigeante de parc à thème. « Dévouer mon temps et mon énergie à IAAPA et à Wannado sera amusant et un défi pour l’année prochaine, ça, c’est sûr », fait remarquer Cooper. « Travailler pour Wannado Entertainment a certainement revitalisé ma vie et ma carrière et je suis très heureuse maintenant » note-t-elle. « J’aurai bientôt 50 ans et dans quelques années, quand mes responsabilités à IAAPA seront terminées, et quand mon travail ne sera plus amusant et ne sera plus un défi, et que je me prendrai à m’ennuyer, je saurai que c’est vraiment l’heure de prendre ma retraite ».
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