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French Un Maître du Genre Il est temps de mettre les choses au clair John Wood a deux amours : Sally and Sherry. Il connaît Sally depuis plus longtemps que Sherry, mais il les aime tout autant l’une que l’autre. Toutes les deux ont été attentives et généreuses pour J. Wood pendant son épanouissement en tant qu’homme d’affaires de premier plan. Il travaille pour Sally Corporation, sa société, depuis 1977 ; il a rencontré sa femme Sherry en 1980. Il dit en riant : « Les gens se trompent parfois au sujet du nom de la société et assument qu’il s’agit du nom de ma femme. Ils deviennent complètement perplexes lorsqu’ils découvrent que Sally est le nom du premier robot créé par Rob Holland, un dentiste, dans le cadre d’un projet quand il était à l’université. » Sally Sharp était une amie d’école de R. Holland, un des trois fondateurs de la société. Pour la création de la première tête parlante, il s’inspira de son apparence. Lorsqu’il fallut la baptiser, il choisit Sally. Trois John - John Rob Holland, John Fox, and John Wood – fondèrent la société internationale. De nos jours, J. Wood dirige la société alors que les deux autres sont partis vers d’autres horizons. Le projet de tête parlante de R. Holland croupit dans son garage pendant des années jusqu’à ce que son ami la découvre et comprenne le potentiel des robots parlants. Une fois qu’il fut décidé de créer une société basée sur Sally, les deux hommes mariés, pères de famille et poursuivant une carrière professionnelle, demandèrent à J. Wood, un célibataire travaillant pour un fond d’investissement immobilier de se joindre à eux. « Ils avaient besoin de quelqu’un à plein temps, quelqu’un pouvant prendre des risques sans mettre en danger le confort de leurs familles », explique J. Wood. « J’étais célibataire, sans enfants et avec quelques économies ; j’étais l’homme idéal. » J. Wood travailla sans salaire pendant les neuf premiers mois et finit par gagner 7 500 $ la première année. Même après plusieurs années, J. Wood reconnaît que la carrière de Sherry était essentielle à la survie de la famille tandis qu’il s’échinait pendant de longues heures et au cours de longs voyages pour vendre des robots et des têtes parlantes. Il croyait à son affaire et il travaillait à convaincre les autres de partager son enthousiasme. « J’étais impressionné par le potentiel de la technologie sur laquelle Sally était basée », dit-il. « J’avais visité avec ma famille l’exposition mondiale de 1964 et les animatroniques de plusieurs exhibitions m’avaient totalement époustouflé. Je les regardais immobile, complètement ébahi par leur capacité à raconter des histoires tellement formidables. » Le père de J. Wood était opticien et John pensait qu’il suivrait le sillon paternel. Cependant, il comprit rapidement pendant ses études, que les cours de sciences nécessaires pour devenir opticien « étaient difficiles pour moi. J’ai changé de matière en choisissant l’économie et, à la même époque, je suis tombé amoureux de l’aspect anecdotique de l’histoire. » « Je me souviens encore d’un de mes professeurs le Dr. Smiley. Il racontait des histoires fascinantes au sujet du Sud. Il m’a instillé mon intérêt dans l’art de raconter des histoires. » Selon lui, il ne fait aucun doute que toutes les histoires qu’on lui a racontées pendant qu’il grandissait l’ont aidé à atteindre la position où il se trouve aujourd’hui. « Pratiquement tout ce que nous faisons aujourd’hui a un fort élément de narration », fait-il remarquer, tout en ajoutant que la raison de son abonnement à National Geographic tient aux histoires culturelles publiées dans cette revue. National Geographic est le seul magazine non professionnel auquel il est abonné. « Je m’en sers souvent en guise de recherche à l’occasion de nouveaux projets. » Comme tous les abonnés sérieux de National Geographic, J. Wood conserve une copie de tous les numéros. « Un jour je suis rentré chez moi et Sherry les avait tous rangés dans des cartons, prête à les donner », raconte-t-il. « Je l’ai tout de suite arrêtée. Mais il a quand même fallu que je lui dise qu’un jour elle pourrait s’en débarrasser : le jour après mon décès ! » Aller de l’avant Sally Corporation a évolué au fil des ans. Tout d’abord la société a créé des personnages robotisés. Ces personnages ont ensuite été combinés dans des orchestres animés pendant la deuxième phase de l’évolution de Sally. La troisième phase a consisté à se lancer dans le domaine des dark rides et de l’animatronique. Cette troisième phase a aidé à revitaliser les dark rides dans les parcs d’attractions régionaux et les parcs d’attractions thématiques à travers les Etats-Unis. Des trois phases, c’est avec les dark rides que Sally a le mieux réussi et s’est imposée sur la scène mondiale. C’est le savoir-faire que J. Wood et son équipe de longue date, composée d’artistes professionnels et de raconteurs d’histoires, ont accumulé pendant les phases initiales de la croissance de la société qui est à la base de la réussite actuelle. Au début de l’existence de Sally, J. Wood sillonnait le pays en voiture vendant à l’unité des personnages robotisés. Des pères Noël avec leur hotte pour les animations estivales et des « Tooth fairy » animées (l’équivalent de la petite souris) pour les cabinets dentaires l’ont occupé pendant plusieurs années. Puis, comme il se le rappelle, ce fut l’apparition du phénomène « Chuck E.Cheese » au début des années 80 avec la création de centres de divertissement familial avec pizza, jeux, manèges marchant avec des pièces et spectacles musicaux animés. Sans vendre directement à Chuck E. Cheese ou Showbiz Pizza directement, de nombreuses sociétés s’intéressaient de près à cette activité. « Beaucoup pensaient pouvoir préparer une pizza, acheter un spectacle musical animé et réussir », explique J. Wood. « C’est à ce moment là que nous intervenions. » Les premiers orchestres que Sally a construits ont été pour Mark Twain’s Riverboat Playhouse. Pour le compte de cette chaîne ambitieuse de centres de divertissement, Sally créa l’orchestre de jazz Dixieland Daniel and The Dixie Diggers. Les plans initiaux prévoyaient la construction de 128 restaurants, mais seulement trois virent le jour avant que le projet grandiose ne s’arrête. Heureusement, Sally conserva les droits sur l’orchestre dont la société vendit plusieurs exemplaires au début des années 80. En 1984, la société décrocha son plus important contrat jamais obtenu, pour le projet de 40 millions $, Six Flags Power Plant de Baltimore, qui ne dura pas très longtemps. Le spectacle animé de cirque comprenait 52 personnages et cinq scènes tournantes. « Ce projet a été un apprentissage précieux qui nous a permis de beaucoup apprendre et qui nous a aidé à évoluer en tant que société », estime J. Wood. Le projet fut lancé en 1985 et s’arrêta en 1990. Des orchestres animés aux frayeurs animées En 1985 et 1986, Sally vendit divers orchestres musicaux animés à plusieurs parcs d’attractions y compris : Adventureland, Des Moines, Iowa ; Hersheypark, Hershey, Pennsylvania ; Dutch Wonderland, Lancaster, Pennsylvanie et Dorney Park, Allentown, Pennsylvanie. Du fait de la croissance des centres de divertissement familial Celebration Station, Sally fournit 20 orchestres pour les salles de restaurant de ce groupe. C’est à cette époque que J. Wood a eu une vision qui a entraîné Sally Corporation dans sa troisième phase. « Il était évident pour moi qu’il fallait que nous sortions de l’activité de fabrication de personnages originaux et que nous trouvions un créneau plus stable et plus prometteur », explique-t-il. « J’ai décidé alors que nous devrions imiter Disney et créer des rides pour les parcs thématiques, qui raconteraient des histoires divertissantes et intéressantes. » Les dark rides existent dans les parcs depuis plus de cent ans et ont toujours été une attraction populaire. Toutefois, d’après J. Wood, au milieu des années 80, personne ne construisait des dark rides importants, permanents et modernes. « Avant les années 60, peu de parcs ne possédaient pas de dark ride ou de tunnels hantés », raconte-il. « Au fil des ans ils étaient devenus de plus en plus négligés et conséquemment de moins en moins populaires. » « Je tire mon chapeau à John [Wood] » dit Gary Story, ancien Président de Six Flags Theme Parks. « Il a pris une décision courageuse en changeant l’activité de Sally qui jusque là fabriquait des orchestres animés. C’était risqué, car virtuellement personne ne fabriquait des dark rides et il y avait par conséquent peu ou pas de demande. Il a fallu que non seulement il invente un nouveau type de dark ride, mais il a aussi fallu qu’il crée un marché. » Il était un temps où un dark ride pouvait être ajouté à la gamme d’attraction d’un parc et susciter une augmentation du nombre de visites. Puis arrivèrent les montagnes russes très populaires et très faciles à vendre. Elle plongèrent, pour ainsi dire, les dark rides dans l’obscurité. Disney développa ses propres dark rides en s’appuyant sur les animatroniques et les visiteurs les plébiscitèrent. Malgré le succès de Disney, aucune organisation ne proposa aux autres parcs un concept similaire. A cette époque estime J. Wood « nous savions créer des animatroniques programmables et parlant qui étaient comparables à ceux de Disney. » « Nous nous sommes appuyés sur ces animatroniques et nous les avons adaptés à une forme traditionnelle de divertissement – les dark ride – et ce faisant nous avons créé une gamme complètement nouvelle de produits à la disposition des parcs d’attraction. » Comme le raconte Rick Davis, historien des dark rides, Directeur et Co-fondateur de Darkride and Funhouse Enthusiasts (DAFE) : « Au moment où Sally s’est lancée dans la création de dark rides, de nombreux parcs, en dehors de Disney et d’Universal, s’étaient débarrassés des leurs, principalement à cause de leur faible capacité. La société a été capable de s’emparer d’un concept dépassé de le moderniser et de le populariser, un peu à l’image de ce qu’avaient réalisé les fabricants de montagnes russes 30 ans auparavant. Ils prirent un vieux concept, un chariot en bois et le modernisèrent en fabriquant des chariots en acier afin de revitaliser toute l’industrie. »
Ce n’est pas toujours la même histoire J. Wood a compris que la plupart des gens ne voulait pas voir ou entendre toujours et encore la même histoire, l’eussent-ils adorée la première fois. Etant donné qu’un bon dark ride doit raconter une histoire pensait J. Wood, l’attraction ne pourrait pas attirer indéfiniment une audience car les gens finiraient par se lasser de la même histoire. L’interactivité était la solution. On peut considérer que Sally est la première société à voir intégré un élément d’interactivité en ajoutant un stand de tir dans le dark ride. Les visiteurs notent leur score et sont tentés de refaire le parcours pour faire mieux le tour suivant. « Nous avons transformé le ride en une compétition, ce qui a contribué à renforcer sa popularité », note J. Wood. « Nous avons créé le premier ride, un dark ride géant de 25 000 pieds carrés que nous avons appelé Ghostbusters:The Dark Ride. Nous en avons fait la démonstration au cours du salon de l’IAAPA en 1986. Tout le monde a l’adoré, personne ne a l’acheté. » J. Wood continue de se rappeler du ride « le meilleur que nous avons créé et qui pourtant n’a jamais vu le jour. » Même s’ils n’arrivèrent pas à vendre Ghostbusters: The Dark Ride, J. Wood et son équipe attirèrent tout de même l’attention de plusieurs propriétaires et exploitants de parcs qui, au lieu de demander de nouveaux dark ride, s’attachèrent les services de Sally pour remettre à niveau et moderniser des dark rides existants y compris « Around The World in Eighty Days », d’Alton Towers en Angleterre et « Mine of Lost Souls » à Lake Park, Salem dans le Nouveau Hampshire. La société a aussi « significativement » contribué au ride « Mister Rogers Neighborhood » d’Idlewild Park, Ligonier en Pennsylvanie et « E.T.’s Adventure » d’Universal Studios à Orlando en Floride. Le premier contrat dark ride « de la feuille de dessin à l’installation » a été signé en 1991 pour le Tokyo Dome (Japon), où la société a créé « Zombie Paradise » intégrant un système de ride conçu par Togo, 57 personnages animatroniques, et des scènes, des paysages et des effets spéciaux très fouillés. Au début 1996, les propriétaires de Family Kingdom à Myrtle Beach, Caroline du Sud, demandèrent à Sally de concevoir un dark ride interactif de petite taille pour un immeuble de 4 000 pieds carrés qui était auparavant un restaurant mexicain. J. Wood et son équipe inventèrent le « The Great Pistolero Roundup », un dark ride interactif d’inspiration mexicaine et avec un côté un peu bande dessinée, à un prix abordable pour ce petit parc d’attraction. Au lieu d’animatroniques onéreuses, ce dark ride était composé de personnages mono-dimensionnels pleins de couleur et rétro-éclairés. Tandis que la société attendait de pouvoir installer le ride à Family Kingdom, elle vendit aussi un concept similaire à Doogom Land, à Séoul en Corée du Sud. Le succès du « The Great Pistolero Roundup » a entraîné le ride inspiré des pirates « Den of Lost Thieves » que l’on peut découvrir au MetroMall aux Philippines, à Séoul Land à Séoul en Corée du Sud, à Wildwood Beach, à Boardwalk dans le New Jersey, et à Indiana Beach, à Monticello dans l’Indiana. Puis vinrent « North Pole Adventure » en 1997 et 1998 dans des parcs d’attractions des Philippines et de la Chine. « Ghost Hunt » à Lake Compounce à Bristol Connecticut suivit, ainsi que le très populaire « Ghost Blasters » et les cinq « Scooby Doo’s Ghostblasters » pour la chaîne de parcs Paramount Parks. En parallèle, d’autres rides uniques ont été développés pour des parcs aux Etats-Unis, au Canada, en Belgique et en Espagne. Plus tôt cette année, le tout dernier projet de Sally « La Aventura de Scooby Doo » a été inauguré au Parque Tematico de Madrid en Espagne. Aussi en 2005, « Davy Crockett’s Tall Tales » a été lancé par Phillips Entertainment, à côté de son attraction Haunted Adventure de Ripley à San Antonio au Texas. Lorsqu’il explique pourquoi il est important d’avoir un dark ride, R. Davis de DAFE, se transforme pratiquement en vendeur de dark ride. « Sa construction est beaucoup moins chère et prend beaucoup moins d’espace qu’une montagne russe et lorsqu’il pleut, qu’il y a un orage ou qu’il fait trop chaud ou trop froid, on peut toujours se réfugier à l’intérieur d’un dark ride. En outre, si le ride n’est pas très populaire, il est facile de changer de thème et d’essayer quelque chose de différent. Pour moi, c’est une attraction évidente », estime-t-il. Le bilan jusqu’à présent Suite à la complexité et à la taille de Ghostbusters: The Dark Ride, Sally a construit 20 attractions plus petites avant d’avoir la possibilité de créer, et cette fois-ci de construire, un dark ride majeur le « The Challenge of Tutankhamon ». Le ride a été inauguré au Six Flags de Bruxelles en Belgique, désormais connu sous le nom de Walibi Belgique au mois de mai 2003, suscitant un enthousiasme énorme. Le ride d’une superficie de 16 880 pieds carrés, possède 54 animatroniques et 15 scènes majeures. Le score obtenu en tirant sur les 130 cibles interactives détermine laquelle des trois scènes finales un chariot va traverser. G. Story de Six Flags qui a passé le contrat avec Sally pour construire « The Challenge of Tutankhamon », estime que le parc avait besoin de quelque chose d’« extraordinaire » dans un lieu sans avenir. « Le bâtiment possédait un vieux dark ride à un moment donné, mais il était temps d’ajouter quelque chose de neuf, de palpitant et de différent et John a eu l’idée du thème égyptien. Cela nous a été très bénéfique et nous a permis de créer un point focal pour cette zone du parc » ajoute-t-il. Pour J. Woods, créer des robots, des orchestres animés et des dark rides interactifs et stimulants est un métier « formidable ». En outre, sa carrière a sans aucun doute contribué à l’évolution des parcs d’attractions et de l’industrie du divertissement en général. « Nous avons la chance de créer de la magie tous les jours. C’est exaltant de penser que des millions de gens vont monter dans les rides que nous avons créés cette année et que la plupart de ces gens vont ressortir avec un grand sourire, et que beaucoup d’entre eux vont se diriger en courant vers le guichet d’entrée pour recommencer. » « Et il faut aussi rester humble », ajoute-t-il. « En se rappelant que tout a commencé avec une tête parlante. » Là pour durer A l’image de tous les créneaux qui grandissent trop vite, le laser tag a connu lui aussi une période de déclin rapide. Après tout juste dix ans d’existence, il y avait trop de fabricants offrant trop de produits sur un marché trop étriqué. L’inévitable arriva à la fin des années 90. Des exploitants et des fabricants de laser tag commencèrent à faire faillite, ce qui selon les experts était tout à fait prévisible. « Au fil des ans, lorsqu’une activité devient populaire, tout le monde veut sa part de gâteau », explique David Peretz, qui fonda, avec plusieurs longueurs d’avance sur tout le monde, le Laser Star Amusements Inc. à Davie en Floride, en 1985. Aux Etats-Unis, l’industrie passa de trois fabricants à la fin des années 80 à 16 au milieu des années 90. Tout le monde, se souvient D. Peretz, cherchait à s’imposer, des anciens sous traitant du secteur de la défense en mal de diversification, aux personnes mettant au point des produits dans leur garage. « Tout simplement, le marché n’était pas assez important pour supporter autant de fabricants de laser tag », et nombreux furent ceux qui finirent en faillite ou par être absorbés par de plus importantes sociétés afin d’éviter un sort similaire. Plus de dix ans après cette période difficile, ce créneau est stable comme jamais auparavant si l’on croit les exploitants et les fabricants. L’industrie a compris les leçons du passé et se dirige une fois de plus dans une direction positive. Les centres de divertissement familial ne peuvent que sortir gagnants en suivant le mouvement d’une activité en plein renouveau. « Il est tout à fait réaliste d’ouvrir un site à plusieurs niveaux de 4 000 pieds carrés, offrant nourriture, jeux et fêtes d’anniversaire et bien gagner sa vie », estime Frank Seninsky, PDG d’Alpha-Omega Amusements dans East Brunswick, New Jersey. « Le rendement sur investissement est excellent. » Il était une fois…. D’après l’International Laser Tag Association (ILTA) basée à Indianapolis, le laser tag que nous connaissons aujourd’hui est le fruit de l’imagination de George Carter III qui imagina un champ de bataille au laser alors qu’il regardait le Millennium Falcon pourfendre au laser les combattants TIE, dans le film culte de 1977 « La guerre des Etoiles ». L’idée farfelue de George Carter se concrétisa sept ans plus tard lorsque son premier site Photon fut créé à Dallas au Texas, suivi l’année suivante par la première franchise Photon à Toronto au Canada. Les temps changent Vingt ans après le lancement de Photon, il existe désormais plus de 1 100 sites de laser tag dans le monde entier, y compris 600 en Amérique du Nord, d’après les statistiques fournies par ILTA. Rien que cette année, 6,6 millions de parties de laser tag seront disputées dans 40 pays différents par des participants allant de 5 à 80 ans. Selon Jason Bock dont le surnom est « The Laser Tag Guy » (il est aussi, entre autres, Responsable dumarketing et des relations publiques) pour LASERTRON à Amherst, New York : « Peu importe l’âge, tout le monde s’amuse dans une partie de laser tag, car c’est une expérience complètement immersive. » Il ajoute : « C’est un sport sans limite d’âge car, à la différence de beaucoup d’autres sports, c’est beaucoup plus équilibré quel que soit votre âge. Si je joue au basket-ball avec mon fils de 12 ans, il ne peut pas faire grand chose étant donné que je suis beaucoup plus grand et beaucoup plus lourd que lui. Dans une partie typique de laser tag, la donne est beaucoup plus équilibrée. » De l’avis de F. Seninsky, la crise du milieu des années 90 a été une purge nécessaire pour l’industrie. Cela a permis, selon lui, aux survivants – une demi-douzaine, au départ aux Etats-Unis, maintenant une douzaine – de réaliser que le professionnalisme était un ingrédient essentiel de la survie dans ce secteur. Les fabricants se réunissent et partagent leurs idées et contribuent à l’amélioration de l’image générale del’industrie en offrant de meilleurs équipements, plus fiables et plus abordables. « Il y a cinq ans les équipements de laser tag étaient assemblés à la va-vite avec une garantie de seulement six mois », explique Shane Zimmerman, Directeur exécutif d’ILTA. « De nos jours, les plus importants fabricants créent un produit conçu pour une utilisation intensive et le confort du client. Les jeux sont plus faciles à comprendre et à jouer. Les arènes sont bien conçues et thématiques, offrant ainsi des expériences uniques. Et les centres d’amusement savent comment se vendre pour des visites répétées. » Selon Korie Nellis, Directrice générale de Walther’s Golf-n-Fun, à Evansville dans l’Indiana, tout est cyclique et « le laser tag est de loin l’attraction la plus populaire auprès des enfants. Ils veulent quelque chose de différent. » Pour D. Peretz de Laser Star, les affaires ont commencé à être meilleures dans les salons commerciaux, il y a environ deux ans. Cependant, la demande est légèrement différente par rapport à ce que les fabricants ont connu dans le passé. La résurrection D. Peretz note que les clients ne sont plus seulement intéressés que par le laser tag. Il y a toujours une nouvelle génération de gamins qui n’a jamais été dans une arène de laser tag mais, dans l’ensemble, l’aspect inédit a disparu. Cela ne veut pas dire pour autant que les centres de divertissement familial, soucieux d’être concurrentiels, peuvent se passer du laser tag. K. Nellis fait remarquer que Walther’s Golf-n-Fun est le seul centre de divertissement familial dans un rayon de deux heures qui offre un laser tag et, selon elle, c’est une des raisons de la réussite continue de l’opération. « Nous ne pensions pas que tout seul, ce divertissement était viable, mais dans un contexte d’attractions multiples, c’est incontestablement un élément valorisant. » En 2005, le laser tag est donc devenu un produit de base pour les centres de divertissement familial dont les fêtes d’anniversaire sont la prestation de base. Les clients ne viennent pas spécialement pour une partie de laser tag mais si on ne leur offre pas d’arène, ils sont tout à fait susceptibles de se rendre dans un centre de divertissement qui en possède une. « En matière de laser tag, nous avons réalisé que notre source principale d’activité sont les fêtes ou les réservations de groupe », explique Philip Tivy, propriétaire du Perks Family Entertainment Centre à Youghal en Irlande, un site de 70 000 pieds carrés. L’arène de laser tag de P. Tivy a été ouverte en 2003 et sa superficie est de 3 000 pieds carrés. D’autres attractions comme, entre autres, un bowling, des bateaux tamponneurs, un carrousel, une arcade de jeux un casino coexistent. « Nous avons remarqué que notre laser tag est une activité attrayante pour les adolescents et les jeunes adultes qui viennent pour une partie de bowling et qui désirent une autre activité, avant ou après », explique P. Tivy. Il y a cependant des règles immuables à respecter pour l’introduction d’un laser tag dans un centre de divertissement familial. Len Kelly, fondateur de Laserforce à Brisbane en Australie (une des marques les plus populaires de ces vingt dernières années) indique que les obstacles les plus importants empêchant un centre de divertissement familial de faire fructifier une activité sont « une mauvaise gestion, suivi de près par un mauvais emplacement et une sous-capitalisation. » « Les sites de laser tag qui sont incorporés dans les centres de divertissement familial triplent les chances de réussite », déclare L. Kelly. « Aucun Laserforce incorporé dans un centre de divertissement familial n’a jamais échoué. Les autres attractions sont dynamisées par la présence de Laserforce et Laserforce est dynamisé par les autres attractions. » « Avec les centres de divertissement familial, le secret est de ne pas considérer le laser tag comme une attraction secondaire », poursuit-il. « Le laser tag doit être traité comme une activité indépendante. L’arène doit être professionnelle, réaliste et constituer une attraction autonome. Il suffit de mettre une personne capable aux commandes et la réussite est garantie. » L. Kelly sait de quoi il parle et offre l’exemple suivant : dans une ville particulière coexistent deux centres de divertissement familial offrant son équipement Laserforce. Le premier remet à jour régulièrement son équipement et incorpore Laserforce intelligemment avec les autres activités du centre, en l’offrant par exemple avec les go-karts dans un programme de fête d’anniversaire. L’autre site considère laser tag comme une attraction périphérique, ne fait pas beaucoup d’efforts pour le promouvoir et n’a effectué aucun investissement significatif en sept ans. D’après L. Kelly, le premier site fait quatre fois le chiffre d’affaires du deuxième site. « Les centres de divertissement familial bénéficient d’un avantage énorme en ce qui concerne le laser tag, pourvu qu’ils possèdent l’espace suffisant pour l’installer ; ils ont déjà une infrastructure commerciale existante. Soignez la présentation et confiez l’opération à quelqu’un de motivé. » Toujours là Ce n’est pas parce que le laser tag est en train de s’imposer sur le marché des centres de divertissement familial que la demande pour les centres autonomes de laser tag a complètement disparu. En fait, d’après l’ILTA, les chiffres sont partagés pratiquement moitié-moitié entre les arènes autonomes et celles rattachées à des centres de divertissement familial plus importants. L. Kelly a ouvert sa première arène Laserforce à Brisbane en janvier 1988 et demeure à ce jour le site de laser tag en fonctionnement depuis plus longtemps, avec 170 000 membres inscrits. Mais comme les centres de divertissement familial, le site Laserforce tire une grande partie de ses activités de fêtes d’anniversaire. L. Kelly pense que son arène est la destination de divertissement la plus importante de Brisbane (qui compte une population de 2 millions) avec environ 20 000 enfants qui se rendent à Laserforce tous les ans pour un anniversaire. Son site totalise 3 500 parties par semaine et au cours d’unsamedi normal, il accueille un groupe toutes les 15 minutes pendant toute la journée. « Les sites autonomes sont en général plus performants et plus rentables malgré des investissements initiaux plus élevés pour le site », estime Jeff Schilling, propriétaire de Creative Works Inc. à Indianapolis, Indiana, un constructeur d’arènes de laser tag depuis plus de dix ans. « Parmi les sites les plus importants, nombreux sont ceux qui font un chiffre d’affaires brut de plus d’un million de dollars par an, en faisant beaucoup d’efforts sur le marketing, la mise en place d’opérations sophistiquées et des arènes avec des thèmes et des décors impressionnants. » Les arènes autonomes demeurent la destination préférée de ceux qui désirent jouer spécifiquement au laser tag et à rien d’autre, explique Jason Bock de LASERTRON : « Un site autonome possèdera typiquement la meilleure arène possible pour son marché. Si l’arène est gérée correctement, c’est ce quiincitera les gens à revenir. Lorsqu’ils passent la porte d’entrée, ils sont ébahis. » Selon J. Bock, les arènes de tag laser autonomes les plus populaires ont une superficie d’environ 5 000 à 6 000 pieds carrés et possèdent plusieurs niveaux. Bien évidemment, ce type d’installation a besoin d’investissements et d’engagements supplémentaires. « Habituellement, ce qui distingue une installation autonome est qu’elle est prête à investir davantage pour construire un site plus grand et plus tape à l’œil », explique J. Bock. « Lorsque vous parlez d’un centre de divertissement familial, les gens ont tendance à économiser sur chaque attraction avec l’idée qu’il y a une activité pour tout le monde. » « Une entreprise plus saine et plus viable » Que les propriétaires choisissent l’option autonome ou le centre de divertissement familial, le laser tag estun investissement rentable à long terme selon les experts, à condition de respecter certains principes. S. Zimmerman indique que l’investissement initial est bien évidemment plus élevé pour les sites autonomes, mais que le rendement net moyen est de 20 % (après impôts). « L’opérateur astucieux aura recours à un fabricant de laser tag qui prendra aussi en charge gratuitement la conception de l’arène », fait remarquer S. Zimmerman. Le prix moyen d’une arène est de 10 $ à 15 $ le pied carré pour une arène à un seul niveau. Tout site payant plus de 18 $ aura du mal à rentabiliser son investissement initial dans des délais raisonnables. Après 20 ans de fluctuations, 2005 semble être un moment tout à fait opportun et propice pour risquer un investissement dans le laser tag. « Lorsque le laser tag est apparu dans les années 80, l’opiniongénérale prétendait qu’il s’agissait d’un engouement passager », raconte J. Bock. « Rien n’est plus faux. » S. Zimmerman renchérit : « De nos jours, l’opérateur de laser tag exploite une activité plus saine et plus viable, offrant des marges bénéficiaires plus élevées que par le passé. Les sites actuels comprennent l’importance d’un bon service, de prestations complètes, de tarifs de groupe faciles à comprendre et d’une meilleure sélection d’équipement de laser tag. Nos membres déclarent des revenus croissants d’année en année. Dans l’ensemble, les sites de laser tag sont plus durables et plus viables qu’ils ne l’ont jamais été dans notre industrie au cours de ses 20 ans d’histoire. » Vendre de la joie Lucy Murphy aide Zamperla à entrer dans une nouvelle ère Par Jeremy Schoolfield
Certaines personnes grincent des dents si on leur demande leur âge, peu désireuses qu’elles sont de partager une information jalousement gardée. Lucy Murphy n’a pas ce problème. « J’ai 47 ans et j’en suis fière », déclare-t-elle. Elle a raison ; après tout ce n’est pas tous les jours que votre patron vous appelle l’interprète américain pour le compte de sa société en pleine croissance fulgurante. L. Murphy est assistante de direction pour Zamperla Inc. à Parsippany, dans le New Jersey, la branche américaine d’Antonio Zamperla S.p.A., un des plus importants fabricants mondiaux de manèges familiaux. Dans un marché très concurrentiel, où de nombreuses langues différentes sont utilisées, la sincérité de Lucy Murphy et sa jovialité en font la candidate idéale pour aider Zamperla à intensifier sa présence aux Etats-Unis. Originellement Professeur de musique dans la petite ville texane de Rusk, L. Murphy a commencé sa carrière dans l’industrie des attractions en 1988 en tant qu’intérimaire dans la société Six Flags Inc. où elle a fini par travailler 10 ans. Lorsque la société décida de déménager son siège à Parsippany, elle déménagea aussi, accompagnée de son mari David et de leur fils Luke. Lorsque Premier Parks devint propriétaire de Six Flags, à la fin des années 90 et décida alors de changer de site (cette fois à Oklahoma City), la famille Murphy prit la décision de rester dans le New-Jersey et L. Murphy se retrouva à la recherche d’un emploi. Six Flags est un client important de Zamperla ce qui, pendant toutes ses années au service du parc d’attractions donna à L. Murphy de nombreuses occasions de se familiariser avec le fabricant, dont le siège est situé à Vicence en Italie. Alberto Zamperla, PDG de Zamperla S.p.A. est toujours à la recherche de nouveaux talents. Selon lui : « C’est une question d’intuition lorsque vous rencontrez les gens. Vous prenez des risques. J’ai embauché quelqu’un que j’ai rencontré au Club Med et il est devenu un des meilleurs vendeurs aux Etats-Unis. Quand je rencontre des gens que j’aime et qui font preuve d’enthousiasme au sujet de ce métier, je leur donne une chance. » Pour L. Murphy ce travail était bien plus qu’une chance, c’était « une question de survie ». Elle a rejoint la société en 1998 et ne l’a pas regretté un seul instant. Elle est l’adjointe de Valerio Ferrari, Vice-président de la société et assure la liaison entre Zamperla Inc. et ses clients sur le marché vital de l’Amérique du Nord. « Nous sommes Italiens et nous savons que notre mentalité est différente [de celle des Etats-Unis] », estime A. Zamperla. « Pour nous [Murphy] est un interprète culturel – elle offre une perspective différente. Elle nous aide à comprendre les clients américains. Elle veille à ce que nous leur envoyions les bons signaux. Avoir une telle personne à notre disposition est providentiel. » L. Murphy partage ce sentiment et n’a aucun problème le matin à se lever pour aller travailler dans une ambiance qui privilégie l’esprit d’équipe et où elle sait que sa participation est appréciée et nécessaire. « J’aime, et c’est peut-être mon côte maternel, arrondir les angles, régler les problèmes et aider les gens. Fournir un bon service est une source importante de satisfaction professionnelle. » De la fête foraine au monde des affaires Les origines d’Antonio Zamperla S.p.A. remontent au milieu du XIX e siècle lorsque Giovanni Zamperla, l’arrière-grand-père d’Alberto Zamperla, créa un cirque équestre itinérant produisant des spectacles dans les villes et les villages d’Italie à l’occasion d’événements particuliers. Antonio Zamperla, grand-père d’Alberto Zamperla, construisit le premier manège de la famille, qui consistait en des petites voitures montées sur des rails attachés à une plate-forme possédant trois collines. Mais ce n’est que dans les années 60 que le père d’Alberto Zamperla, Antonio Zamperla, fonda officiellement la société de fabrication de manèges en s’appuyant sur l’idée révolutionnaire de transformer des manèges populaires pour adultes en attractions pour enfants. Avec le soutien de son fils, Antonio Zamperla ouvrit une antenne canadienne en 1976 qui, quelques années plus tard, fut établie sur le site actuel de Parsippany. Au cours de ces 25 dernières années la marque Zamperla s’est développée et des bureaux ont été ouverts en Corée, en Russie et aux Philippines. C’est maintenant au tour de la Chine d’être dans la ligne de mire de la société. Avec des manèges installés dans plus de 20 pays répartis sur 6 continents, la société compte parmi sa clientèle des leaders de l’industrie, y compris, entre autres, Walt Disney Company, Premier Parks, Cedar Fair, Universal Studios et Warner Brothers. A la tête de cet empire en pleine expansion se trouve Alberto Zamperla, 44 ans, qui a pris les reines de la société à la mort de son père en 1995.Toujours appelé « M. Zamperla » par le personnel, il est à la fois révéré et respecté par ses fidèles et dynamiques employés. (Au moment de s’asseoir autour d’une table dans la salle de réunion du siège de Zamperla à Vicence, tous les employés trouvèrent une chaise en se gardant bien de s’asseoir dans un confortable fauteuil en cuir en tête de table. « C’est le fauteuil de M. Zamperla » expliqua un des employés dans un sourire). Sa réputation est méritée. Non seulement A. Zamperla sait s’entourer de personnes de qualité, mais il a aussi une vision claire pour sa société, ainsi que la capacité de prendre les bonnes décisions commerciales au bon moment. Il suffit de prendre pour exemple le Rockin’ Tug, un des produits les plus populaires de la société ces dernières années. Cette attraction est née après les attaques terroristes du 11 septembre 2001. A. Zamperla était à New York lorsque les deux avions se sont écrasés contre le World Trade Center et il est demeuré dans la ville bouleversée pendant la semaine suivant la tragédie. Dans cette atmosphère chaotique et tendue, il comprit que l’effet de ces attaques réverbèrerait dans le monde entier et aurait un impact dramatique sur l’industrie des divertissements et des voyages. Quelques jours après le 11 septembre, A. Zamperla et V. Ferrari se trouvaient dans le bureau de Gary Story, PDG de Six Flags Inc. qui, au cours de la conversation, mentionna aux deux hommes d’affaires italiens combien ses enfants aimaient la balançoire à bascule qui se trouvait dans le jardin familial. Une idée germa dans l’esprit d’A. Zamperla et de V. Ferrari de concevoir un manège reproduisant le mouvement d’une balançoire à bascule. Chez Zamperla, toutes les idées sont les bienvenues et tous les employés sont encouragés à partager leurs inspirations. L’objectif derrière le manège Rockin’ Tug était selon A. Zamperla : « Un manège pour les moments difficiles. Quelque chose de modeste et d’abordable. Un manège qui ne représentait pas une décision majeure d’investissement pour les parcs d’attraction. Il s’agissait d’un petit investissement, mais quelque chose de nouveau, d’agréable. Et l’avenir me donna raison. » Lorsqu’un concept présentant un certain potentiel est lancé, il est soumis à Mario Boifava, responsable du service artistique de Zamperla. Il dessine plusieurs croquis illustrant les diverses apparences potentielles du nouveau manège. Ces dessins sont ensuite envoyés au service des ventes, qui font circuler le nouveau concept à travers l’industrie afin de susciter des réactions, positives ou négatives. Si un intérêt réel est décelé, le concept est alors envoyé au service des prototypes, dirigé par Mario Nardin, qui a aidé à fonder la société avec Antonio Zamperla et qui se considère comme le « premier employé ». Comme l’explique Eriberto Zaffonato, ingénieur mécanique chez Zamperla : « La première question à considérer est : est-il possible de réaliser ce concept ? D’un point de vue de l’ingénierie tout est possible, mais parfois c’est trop cher. » Le Rockin’ Tug a connu plusieurs versions avant de prendre la forme d’une piste en demi-lune. Au cours de son développement le Rockin’ Tug a été tour à tour une balançoire à bascule, un véhicule en balancier (les deux options étant considérées comme trop onéreuses, la solution retenue fut celle d’un véhicule sur des rails). Une fois que les ingénieurs ont décidé sur le type de plate-forme mécanique pour le manège, les plans subissent un va et vient entre les services techniques et artistiques afin de finaliser tous les aspects du manège, des éléments en fibre de verre aux couleurs, en passant par les systèmes électriques et tous les autres aspects imaginables. Le processus peut prendre plusieurs mois. « J’ai assisté à des conversations de plus de deux heures, simplement pour décider quel ton de jaune utiliser », soupire A. Zamperla. Zamperla maintient une liste d’environ 25 manèges en développement mais se concentre sur cinq ou six à la fois. La société espère augmenter ce chiffre au fur et à mesure que la société se développe. Le Rockin’ Tug, s’est vendu à plus de 100 exemplaires et a aidé Zamperla à traverser la crise économique qui a frappé l’industrie des divertissements après le 11 septembre.
Contrôle de la qualité A. Zamperla pense qu’un des atouts principaux de la société est sa capacité à fabriquer des manèges, du début jusqu’à la fin, de la conception à l’ingénierie jusqu’à la fabrication et à l’installation. Situé dans les faubourgs de Vicence, l’usine de Zamperla, d’une superficie de 16 000 m 2 (172 000 pieds carrés) est un lieu fourmillant d’activité capable de produire plus de 150 manèges par an. A l’époque de sa fondation, la société prenait en charge tous les aspects de la production. Cependant, avec l’accroissement de la demande, une grande partie de la production a été sous-traitée à des sociétés locales afin de pouvoir transformer l’usine de Vicence en, essentiellement, un lieu d’assemblage. Zamperla a passé des années à nouer des liens avec des fabricants d’acier dignes de confiance. Les partenaires potentiels se voient attribuer de petites tâches pour démontrer leur savoir-faire, avant de passer à des projets plus importants. L’acier préparé est ensuite envoyé dans l’usine de Zamperla pour être assemblé avec les éléments en fibre de verre et avec les systèmes électriques qui sont fabriqués sur place. Le manège est ensuite minutieusement passé en revue afin de garantir sa conformité à toutes les normes de sécurité avant de le démonter et de le placer dans des containers pour la livraison. Un ou deux employés de Zamperla se rendent ensuite à la destination de la livraison afin de surveiller l’assemblage final et de vérifier une fois de plus les normes de sécurité.
Mouvement continu La plupart de la gamme de plus de 60 manèges de Zamperla consiste en des installations permanentes, ou en des manèges pouvant être remorqués pour le déplacement de fêtes foraines en fêtes foraines. Ces dernières années, toutefois, un des plus grands succès d’Alberto Zamperla a été le lancement réussi de la division montagnes russes, qui a vu le jour il y a peine cinq ans. Selon L. Murphy : « Zamperla ne se contente plus de manèges pour enfants. Notre nouveau slogan est : « Les rides sont notre métier. L’amusement est notre savoir-faire. » L. Murphy explique que l’avènement des « rides » a partiellement pour origine la demande de la clientèle qui, tellement satisfaite des manèges produits par Zamperla, attendait que le fabricant italien se lance dans des réalisations plus ambitieuses. Lorsque Alberto Zamperla a pris en main la destinée de la société en 1995, il a identifié l’activité montagnes russes comme nécessitant des améliorations et a depuis mis un accent particulier dans ce domaine. L’approche de Zamperla est progressive ; la société ne produit pas des montagnes russes géantes et ultra-rapides. Au contraire, ses produits comme le Volare et le Twister sont des attractions de taille moyenne, conçus pour le public originel de Zamperla : la famille. Si la division montagnes russes devient le succès qu’il attend, A. Zamperla a l’intention de tourner une page dans sa carrière et la vie de sa société, pour atteindre un point où il pourra s’investir dans des projets qui ne sont pas forcément liés aux affaires. Il souhaite s’investir dans des causes humanitaires, ainsi que se consacrer à la création d’installations de divertissement pour les familles des employés de son usine de Vicence. « Mon capital le plus important est mon capital humain » dit-il, les personnes comme Lucy Murphy. « Nous vendons de la joie », estime Lucy Murphy. « Existe-t-il un meilleur métier ? »
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