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November 2005
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Toujours plus vrai
Douglas Trumbull parle de sa passion consistant à plonger les visiteurs dans des expériences divertissantes
Par Keith Miller

Douglas Trumbull est sans aucun doute un des plus grands réalisateurs d’effets spéciaux de tous les temps. La liste des longs métrages auxquels il a participé est extraordinaire : « 2001 : l’odyssée de l’espace », « Le mystère Andromède », « Rencontres du troisième type », « Blade Runner » et « Star Trek : le film » ; il a aussi réalisé « Brainstorm » et « Silent Running ». Son œuvre a été couronnée de nombreuses récompenses, y compris 3 nominations aux Oscars, un Oscar d’excellence technique pour le développement de la caméra Showscan, le prix du président de l’American Society of Cinematographers pour sa contribution exceptionnelle au cinéma ainsi que le Lifetime Achievement Award des International Monitor Awards.

Trumbull a aussi marqué de son empreinte le monde des attractions avec la création du ride « Retour vers le futur », qui a été inauguré à Universal Studios en Floride en 1991, suivi de « Secrets of the Luxor Pyramid » pour le Luxor Hotel de Las Vegas en 1993. Il est détenteur de 20 brevets pour son travail dans le domaine des technologies de divertissement, y compris l’invention du premier manège simulateur (simulator ride).

Âgé de 63 ans, D. Trumbull s’est entretenu récemment avec Funworld, chez lui dans le Massachusetts, à propos de son expérience dans l’industrie des divertissements et de l’avenir selon lui du divertissement immersif.

Pourquoi vous êtes-vous intéressé aux parcs d’attractions à la fin des années 80 ?

J’ai travaillé sur « 2001 : l’odyssée de l’espace », qui était un film grand écran en Cinerama 70 mm. Le film contient environ 30 minutes sans dialogues, juste des effets et cela a été véritablement mes premiers pas en matière de divertissement immersif. Puis j’ai réalisé que l’avènement des multiplexes se faisait au détriment des écrans géants pour les films en 70 mm et que les seuls endroits me permettant d’expérimenter avec des formats de film pour écran géant étaient les parcs d’attractions et à thème. J’ai donc décidé de m’éloigner du monde des longs métrages et de me consacrer aux parcs à thèmes et aux fêtes foraines.

En quoi est-ce que le ride « Retour vers le futur » était-il innovant ?

Premièrement l’écran hémisphérique utilisant un processus IMAX et deuxièmement les simulations multiples, toutes dirigées vers un unique écran de grande taille, ce qui n’avait jamais été réalisé auparavant. Il y a des lignes de vue légèrement différentes pour les dynamiques du ride de chaque chariot, en fonction de leur angle par rapport à l’écran.

Qu’est ce qui vous a le plus attiré dans ce projet, et qu’est-ce qui vous a déçu ?

C’était basé sur une trilogie de longs métrages et étant donné que cela allait être dans une installation permanente, nous étions en mesure de tirer parti du fait que le public connaissait déjà l’histoire et les personnages. Tout le concept consistait à permettre aux visiteurs de devenir des participants actifs dans l’expérience cinématographique. Nous racontions une histoire complète en quatre minutes. Cela a été une épiphanie pour moi, la meilleure expérience depuis « 2001 ». Rien ne m’a déçu, si ce n’est que le secteur cinématographique n’a jamais considéré le ride comme un film….le concept a été soit accueilli avec dédain, soit ignoré. Pour moi, cela a représenté un investissement énorme et très cher avec pour objectif de redéfinir les limites de l’expérience cinématographique - une expérience émouvante, physique, audible et hémisphérique qui tout simplement abasourdit le système nerveux et j’étais particulièrement enthousiasmé par tout cela. Je pense que c’est une des expériences les plus immersives jamais réalisées.

Parlez-nous de votre projet pour le Luxor Hotel à Las Vegas.

Je n’ai jamais pu terminer mon travail au Luxor Hotel. Je devais réaliser trois attractions et « The Secrets of the Luxor Pyramid » était l’histoire fil conducteur reliant les trois attractions l’une à l’autre. Le concept était de découvrir les trois attractions selon une séquence – un drame en trois actes en quelque sorte. Un manège simulateur, un studio de télévision en direct, une machine à remonter le temps. Malheureusement, je n’avais pas l’avantage de pouvoir m’appuyer sur un long métrage ou de m’inspirer d’un produit connu, par conséquent les audiences devaient découvrir tout cela selon une séquence précise et j’ai eu beaucoup de difficultés à convaincre la direction de Luxor du bien fondé de ce concept.  

Est-ce que vos effets spéciaux de longs métrages se sont bien adaptés aux rides ?

Oui, incontestablement. Ce qui m’intéresse tout particulièrement dans le domaine de la simulation et des rides est le fait que les sensations oculaires, audibles et corporelles doivent être synchronisées parfaitement et je pense que le ride « Retour vers le futur » est à cet égard un des plus réussis de tous les temps. Je suis fier d’avoir participé à son développement.

Parlez-nous de Future General Corporation et « Tour of the Universe » ?

Future General était une filiale de Paramount Pictures qui s’intéressait aux formes sophistiquées de divertissement et c’est avec elle qu’en 1974 nous avons développé le processus cinématographique Showscan et construit le premier prototype de manège simulateur. Showscan a été conçu en fait comme une alternative à IMAX car il s’agissait d’une expérience IMAX pouvant être installée dans les cinémas existants. Cependant, les propriétaires de cinéma ont dit qu’ils l’adopteraient seulement si tous les films d’Hollywood étaient tournés selon ce processus et de leur côté les réalisateurs ont déclaré qu’ils ne tourneraient pas de films de ce type à moins qu’ils aient des milliers de cinémas équipés à leur disposition pour les diffuser. J’ai fini par être désenchanté à propos de ma capacité à faire évoluer les habitudes en matière cinématographique et j’ai décidé de passer à autre chose.

« Tour of the Universe » a été réalisé pour une société canadienne et c’était une capsule de simulation à 40 places. L’écran était en fait à l’intérieur de la capsule.

Que pensez-vous des liens qui existent entre les films et les rides comme « Revenge of the Mummy » et « Italian Job: Stunt Track » ?

C’est un développement qui va de soi et qui représente un débouché très fructueux ainsi qu’une exploitation commerciale astucieuse de la propriété intellectuelle d’une franchise. L’avantage principal est que le public connaît le contenu et les personnages et cela lui permet de s’immerger complètement dans l’expérience de l’attraction ce qui n’est possible que lorsque vous êtes déjà familier avec l’histoire. Ces attractions ont une vie utile beaucoup plus longue dans les parcs d’attractions que sur les écrans de cinémas ; beaucoup plus de gens les découvrent dans les parcs.

Pourquoi avez-vous cessé de travailler sur les rides ?

J’ai fini par être très désenchanté. Mon dernier projet était un manège simulateur pour Hitachi. Il s’agissait d’un véhicule à dix places très léger en fibre de carbone avec uniquement des commandes de mouvement électromagnétiques, donc sans systèmes hydrauliques, ainsi que de multiples projections vidéos à haute résolution sur écran hémisphérique. Malheureusement, lorsque nous l’avons lancé à l’IAAPA, l’industrie du simulateur de mouvement traversait une crise et nous n’avons pas suscité beaucoup d’intérêt.

Quels sont vos conseils aux concepteurs d’attractions et aux parcs en ce qui concerne les sites possédant des effets spéciaux intenses et complexes ?

Mon expérience est que peu de réalisateurs cinématographiques sont capables de passer d’un genre à l’autre. Je pense que vous avez souvent à faire à des concepteurs d’effets spéciaux talentueux qui veulent créer une attraction mais qui ne sont pas familiers avec les tenants et les aboutissants des attractions haut de gamme, et leurs créations pèchent au niveau de la finition. J’ai trois mots à dire : histoire, histoire, histoire. « Terminator 2: 3-D » [à Universal d’Orlando] est une des meilleures attractions 4D jamais réalisées – écran géant 3D, graphisme ordinateur spectaculaire et des effets spéciaux dans la salle. Mais c’est aussi un exemple d’une attraction qui soigne l’histoire et les personnages, et les attractions de parcs à thèmes les plus réussies sont celles qui ont une histoire qui tient debout. Et si vous pouvez avoir des acteurs ou des actrices dans l’attraction, vous avez un produit puissant à votre disposition. (Pour plus d’information au sujet de « T2: 3-D », veuillez lire l’article « The big idea » du numéro d’octobre de Funworld.)

Avez-vous entendu parler de nouvelles attractions qui vous intriguent ?

Je m’intéresse à ce qui se passe mais je n’ai rien vu qui soit radicalement nouveau. Je connais bien le potentiel de l’animation de personnages interactifs en direct. Ces technologies sont attrayantes et divertissantes mais elles finissent par aboutir à une expérience individuelle qui est difficile à convertir en un produit de masse dans un parc à thème.

Travaillez-vous actuellement sur un projet que nous découvrirons peut-être à l’avenir ?

Un des plus importants fil directeur de ma carrière est l’expérience active. Lorsque vous regardez un film ou un programme TV normal, c’est une expérience passive. Le public n’est pas impliqué dans l’histoire qui se déroule à l’écran, il ne fait que regarder. Le thème central de ma vie est l’expérience immersive, passer du statut d’observateur à celui de participant. Je préfère ne pas trop en parler à l’heure actuelle mais j’ai récemment reçu un brevet pour une nouvelle technologie que je suis en train de développer basée sur les écrans rétiniens virtuels, qui est une technologie véritablement révolutionnaire consistant à projeter directement une image sur la rétine de l’œil en utilisant un faisceau laser balayant. Je pense que ce type de technologie deviendra une forme de divertissement énormément populaire dans un avenir proche.

Que pensez-vous des nouvelles technologies de ride et les effets spéciaux, qu’est-ce qui vous a séduit ?

Nous arrivons à un point où il n’y a plus de différence entre un système sophistiqué de projection à domicile et une salle de cinéma. Cependant, si les parcs à thème sont en mesure d’offrir des expériences qui sont profondément différentes de ce que vous avez chez vous ou au cinéma, ils continueront à être populaires. Voilà pourquoi les attractions 4D sont tellement séduisantes. Je ne connais pas la portée de l’écran rétinien, mais s’il est possible de mettre un écran de cinéma directement dans votre tête, c’est la seule façon d’obtenir une 3D qui est indissociable de la réalité. C’est tout aussi clair, précis et coloré que la réalité et peut-être que les parcs à thème peuvent développer des applications. Voilà le projet auquel nous nous consacrons à l’heure actuelle - l’expérience ultime. Après toutes mes années dans ce milieu, je suis convaincu qu’il s’agit là de la technologie ultime et nous allons assister à une étape décisive dans les trois à cinq ans à venir.

Vous donnez l’impression d’être plus intéressé dans la technologie à l’origine des effets spéciaux plutôt que dans les effets eux-mêmes.

Non pas vraiment. Ce qui me motive et m’intéresse le plus - et c’est quelque chose que les gens n’ont pas compris à mon égard et à propos de ma démarche - sont les technologies qui offrent des possibilités et des moyens. Que ce soit les écrans rétiniens virtuels, les technologies 3D ou les scènes virtuelles, tous ces concepts aboutissent à créer des films offrant des expériences immersives plus puissantes. Ce sont seulement des outils, mais des outils qui cependant n’existent pas à moins que je ne travaille sur eux ! J’ai donc investi beaucoup d’énergie à créer des outils qui nous permettent de réaliser toutes ces expériences sublimes. La routine ne me convient pas et ne me satisfait pas, faire un film en 35 mm ou faire un programme télévisé. Je préfère de loin sortir des sentiers battus.  


Coulés dans le même moule
Roland Mack se prépare à passer le flambeau à la nouvelle génération
Par Jeremy Schoolfield

Il existe une question que les jeunes enfants du monde entier ne cessent de se poser à chaque fois qu’ils visitent un parc d’attraction : ça s’rait pas génial de vivre ici ?

Pour Michael et Thomas Mack, les enfants du co-propriétaire/Directeur général de Europa Park, Roland Mack et héritiers de la légendaire entreprise de divertissement de la famille Mack, rien de plus normal. Au cours des années, il était ordinaire de voir les frères très unis taper du ballon de foot ou jouer au hockey sur la patinoire du parc d’attraction.

« On ne manquait de rien », confesse Michael. « C’était comme vivre dans un conte de fées ».

« C’était le plus grand terrain de jeu qui soit, surtout en hiver lorsque le parc était fermé », ajoute Roland dont l’intervention provoque le rire de ses deux fils.

Mais aujourd’hui, âgés de plus de vingt-ans, les frères Mack ont bien grandi.

Alors que le plus important parc à thèmes d’Allemagne célèbre son 30e anniversaire, les frères représentent la nouvelle génération ; ils sont prêts et disposés à entamer leur propre étape d’un voyage de 225 ans.

Des roulottes aux montagnes russes

L’intérêt porté par la famille Mack au monde de l’amusement remonte au 18e siècle, lorsqu’en 1780 Paul Mack décide de construire les premières installations officielles pour chariots et diligences à Waldkirch, Allemagne. Cent ans plus tard, la famille Mack commence à construire ses premiers produits de divertissement sous la forme d’orgues de Barbarie et de roulottes pour les forains ambulants et les cirques.

En 1915, les Mack fabriquent des carrousels pour fêtes foraines et les premières montagnes russes de la société font leur apparition en 1921. Au courant des années 1950, Franz Mack (le père de Roland Mack) prend la décision d’étendre son activité au marché américain. Franz avait occasionnellement visité des parcs à thèmes aux Etats-Unis pendant 20 ans pour les étudier, faire de la recherche. Il rencontrait des clients, étendant ainsi la portée de sa société tout en développant, à côté, une idée qui allait changer l’histoire de sa famille pour toujours. Europa-Park.

Au début des années 70, Franz se rend aux Etats-Unis en emmenant avec lui Roland, son fils, avec pour seul objectif de visiter différents parcs d’attraction américains pendant deux semaines. Les Mack se rendent aux parcs d’attraction de jour et se réunissent le soir, au calme, autour d’une table de restaurant pour comparer leurs impressions. Selon Roland, son père avait pensé construire un parc d’attractions à Rust, Allemagne, près de l’usine Mack à Waldkirch, ville facilement accessible depuis la France, la Suisse et d’autres pays non limitrophes. L’objectif du parc d’attractions serait double : destination touristique et lieu de présentation de la ligne de produits Mack (parmi lesquels, les premières attractions permanentes de la société).

Une fois de retour de cette escapade américaine, « nous savions exactement à quoi le parc allait ressembler », se souvient Roland, bien que ni le père, ni le fils ne disposaient d’aucun plan, si ce n’est quelques serviettes en papier sur lesquelles quelques idées et dessins avaient été griffonnés. Le parc devait proposer à ses visiteurs un magasin abritant tout ce que l’Europe avait à offrir. Aujourd’hui, il compte 12 zones dont le thème s’inspire de nombreux pays répartis sur tout le continent, tels que l’Espagne, l’Italie, la Grande Bretagne et la Grèce. Chaque « territoire » propose une architecture, un feuillage, de la nourriture et des divertissements fidèles au pays qu’il représente.

« Au début, tout le monde était très sceptique », se souvient Roland.

De toute évidence, tout le monde avait tort.

Europa-Park a célébré son 30e anniversaire le 12 juillet 2005 et est l’un des parcs les plus visités de l’industrie, avec près de 4 millions de visiteurs par an. Dans un article publié en mai 2005 par le magazine Forbes, Europa-Park figure parmi les 10 parcs les plus importants dans le monde et se classe ainsi parmi des géants de l’industrie tels que Alton Towers en Angleterre, Disneyland en Californie et Liseberg en Suède. Le parc offre, sur une superficie de 85 hectares, plus de 100 attractions telles que le « Silver Star » par Bolliger et Mabillar (les plus grandes montagnes russes d’Europe à une hauteur d’un peu plus de 73 mètres et l’une des rares attractions du parc à ne pas avoir été fabriquée par l’usine Mack) et « Atlantica SuperSplash » les montagnes russes aquatiques ou watercoaster de l’usine Mack, qui ont vu le jour cette année. Avec l’ouverture en 2004 de son troisième hôtel, le magnifique Colosseo de style romain, Europa-Park est également devenu le plus grand restaurateur en Allemagne et offre la plus grande concentration d’hôtels du pays avec plus de 4100 lits.

Histoire de famille

Comment expliquer un tel succès ? Selon les Mack, c’est une histoire de famille.

Roland, 56 ans, dirige Europa-Park en association avec son petit frère, Jurgen Mack. Roland pense que le fait que Europa-Park soit une entreprise familiale est l’un de ses points forts. « C’est très facile de prendre une décision », dit-il. « Si vous avez une idée, vous parlez à deux ou trois membres de la famille et prenez une décision. Tant qu’il est possible d’organiser le financement et la production, c’est un grand avantage ».

Pour Roland, la structure de la société constitue également une attraction pour ses clients, qui sont pour la plupart, des familles. « Ça les rassure de savoir que les attractions ont été mises sur pied par une famille », ajoute-t-il. « Pour eux, vous êtes très accessible. Vous passez du temps dans le parc où se trouve également votre société, vous êtes donc au milieu des visiteurs. Evitez de passer trop de temps dans les bureaux. Sortez tenir compagnie à vos « invités ». Parlez-leur, demandez-leur ce qu’ils aimeraient voir à l’avenir ».

Roland est fidèle à ses propos. Se déplaçant d’un bout à l’autre de Europe-Park, le pied au plancher de sa voiturette de golf, il a la réputation d’apparaître inopinément aux attractions. Il suit l’exemple de Walt Disney et se promène dans le parc pour rester en contact avec ses visiteurs. Il n’est pas rare de lui arriver de s’arrêter et de signer quelques autographes. Il est l’ambassadeur de Europa-Park tandis que Jurgen travaille dans les coulisses s’occupant des ressources humaines, de la gestion financière, etc.

Mais diriger une entreprise familiale de l’ampleur de Europa-Park demande quelques sacrifices, particulièrement au niveau de l’intimité et du temps passé avec la famille.

« C’est notre vie ! », déclare Roland. « Il n’y pas de transition entre le temps de travail et celui des loisirs ». Nous vivons et travaillons sur place. Si je suis à la maison, j’ai un pied au travail et si je suis au travail, j’ai un pied à la maison. Il n’est jamais possible de dire lorsque vous êtes à la maison ou au travail et je pense que cela confère beaucoup de pouvoir au parc et aux gens qui y travaillent.

« J’ai l’impression de toujours être à la maison mais si vous demandiez à ma femme, elle vous dirait que je passe mes journées au travail », plaisante-t-il.

Selon le fils de Roland, les sacrifices faits pour grandir à Europa-Park en valaient vraiment la peine et leur père ajoute qu’ils ont été capables d’équilibrer ce qu’il y avait de bien avec ce qu’il y avait de mauvais. « Peut-être qu’il y eu un temps où leur père leur manquait mais ils comprenaient que j’avais un travail à faire et de toute manière, ils pouvaient venir me rendre visite », poursuit Roland. « Quel enfant a la possibilité de rendre visite à son père au travail ? Quel petit garçon peut, aux heures de bureau, faire un tour de montagnes russes avec son papa ? S’agit-il de travail ou de plaisir ? Je pense que c’est les deux ».

Mais cela n’empêche pas de faire une pause de temps à autre. Il arrive que la famille, qui compte également Marianne, l’épouse de Roland et Ann-Kathrin, sa fille de 16 ans, se retire pendant plusieurs jours en Italie ou en Suisse pour profiter de moments en famille puis, à la fin des vacances, chacun repart de son côté jusqu’au prochain regroupement familial.

« Ensemble, tout est moins stressant », déclare Thomas, âgé de 24 ans.

Reprise du flambeau

Roland a préparé l’ascension de ses fils à la direction de Europa-Park depuis leur plus jeune âge. Michael et Thomas ont commencé par faire des petits boulots au parc lorsqu’ils étaient enfants. Ils ont tenu des postes de garçons de cabine puis de personnages costumés. A l’adolescence, leur père les envoie travailler pendant des périodes d’un mois dans des parcs d’attraction du monde entier ; les fils Mack ont acquis une expérience inestimable partout où ils ont séjourné, de Warner Bros. Movie World en Australie à Busch Gardens à Williamsburg, Virginie, ainsi que dans des petits parcs en France et en Angleterre.

Michael, à présent âgé de 27 ans a terminé ses études l’année dernière. Il est titulaire d’un diplôme en commerce international. Il a travaillé à Liseberg pendant plusieurs mois avant de rejoindre officiellement et à temps plein le personnel de Europa-Park. Thomas est en train de terminer ses études à Munich et deviendra très probablement employé à temps plein de Europa-Park à l’automne 2006.

Roland déclare avoir suivi ses enfants de près depuis leur plus jeune âge, essayant de déterminer leurs éventuels centres d’intérêt alors qu’ils se faisaient la main dans la gestion d’un parc d’attractions. C’est ainsi qu’il s’est rendu compte que Mark s’intéressait davantage à la bonne marche quotidienne du parc, un peu comme lui. « C’est un homme très proche du client », déclare Roland à propos de son fils. Thomas, à l’inverse, a toujours semblé fasciné par les hôtels de Europa-Park et l’industrie du service.

Les intérêts variés de ses fils semblent s’être manifestés au bon moment. En raison de la croissance de Europa-Park au cours des 30 dernières années, et plus particulièrement dans le domaine des services, le travail effectué par Roland est devenu presque trop conséquent pour un seul homme. Il a donc l’intention de répartir les tâches entre ses deux fils lorsqu’ils seront prêts. Pour le moment, il est prévu que Michael dirige les opérations et que Thomas prenne la tête des hôtels du parc.

Cependant, les défis que les fils Mack devront relever seront nettement différents de ceux auxquels leur père a été confronté. D’après Michael, son grand-père s’intéressait davantage à l’aspect fabrication de l’entreprise familiale et moins au parc à thème. C’est pour cette raison que Roland a été chargé de mettre sur pied une marque à un très jeune âge. Lorsque Roland a fait ses premiers pas dans les affaires, tous les yeux étaient rivés sur lui pour voir s’il serait capable de mettre sur pied un parc d’attractions et le rendre opérationnel. Aujourd’hui, tout le monde considère Europa-Park comme une norme d’excellence dans l’industrie d’après Roland et ses fils doivent être fidèles à cette réputation.

Cela ne doit pas empêcher le parc de se développer davantage. Au cours des trois dernières années, Europa-Park a racheté 150 hectares supplémentaires d’un terrain adjacent, ce qui laisse aux fils Mack la possibilité de rêver grand. « Je leur ai donné une grande chance de se développer », déclare Roland. « Ils peuvent également commencer de zéro et aller de l’avant ».

Roland n’a pas encore vraiment pris le temps de penser à la manière dont il allait céder toutes les responsabilités de Europa-Park à ses fils cependant. « Nous verrons comment vont se dérouler la première ou les deux premières années », dit-il. « J’avais à peine 24 ans lorsque j’ai commencé, je venais juste de quitter l’université. Mon père ne me quittait pas des yeux. Il m’a donné de plus en plus de responsabilité au fil des années ». En tant qu’entreprise familiale, Europa-Park est plus organique que la structure d’entreprise classique où un Directeur général démissionne et un autre le succède à des dates et selon un programme très précis. Michael pense que c’est l’un des points forts de Europa-Park. Une entreprise familiale permet une transition bien plus en douceur, pense-t-il, au lieu de vouloir laisser son emprunte, l’objectif est plutôt d’assurer une continuité et de maintenir une image de qualité. Ça a effectivement été le cas avec Roland et son père ; finalement, petit à petit, Franz s’est fait moins présent et après un certain temps il se contentait de faire des suggestions plutôt que de formuler des demandes. Roland prévoit un scénario similaire dans les années à venir. Ses fils joueront leur rôle au sein de la société et apprendront à travailler avec lui et son frère Jurgen puis plus tard avec le fils de Jurgen, Frederick (le cousin de Michael et Thomas qui pour l’instant, n’a que 10 ans).

« Ils vont reprendre un travail avec beaucoup de responsabilités », déclare Roland à propos de ses fils. « Cela signifie que je dois céder un peu de mon pouvoir sinon, ça ne marchera pas. C’est nouveau pour moi. Vous devez avoir confiance en la personne qui va prendre la relève. Le plus gros effort est de transmettre ma prise de risques pour ce développement à la nouvelle génération.

« Ça devrait m’amuser », dit-il. « J’adore ce travail et il fera toujours partie de moi mais avec l’âge, il me faut céder un peu de mon pouvoir, ce qui signifie plus de temps libre pour moi-même et ma femme ».

Les fils de Roland disent être prêts à prendre la relève tout en étant conscients du fait que ce sera un processus long et difficile.

« Mon frère et moi n’avons jamais douté de notre désir de poursuivre la tradition familiale », indique Thomas. « Nous vivons dans le parc et nous adorons ce que nous faisons ».

« Je considère mon père comme le Walt Disney d’Europe. Il n’y en aura pas d’autre comme lui », déclare Michael. « Le plus important [pour Thomas et moi] est la loyauté et le respect mutuel. Nous sommes très proches. Si nos rapports restent les mêmes, nous pourrons probablement tout faire.

Mais la route est encore longue », ajoute-t-il. « Etant donné notre jeune âge, il se peut que de nombreuses difficultés nous attendent. Nous sommes heureux de toujours pouvoir compter sur notre père en cas de besoin. Nous devons encore faire nos preuves ».


Les deux frères
Herschend Family Entertainment s’est transformée de petite entreprise familiale en un des plus importants gestionnaires de parcs d’attractions du pays
Par Jim Futrell

Demandez à un des frères Herschend quel est le secret pour bâtir la plus importante société familiale de divertissements au monde, et il répondra avec une modestie typique. « J’aimerais pouvoir dire que nous avions un plan ambitieux », dit Jack. « C’était surtout une question d’être au bon endroit au bon moment. » Peter renchérit : « En tant que famille nous avons eu de la chance. C’était une coïncidence heureuse. Nous n’étions pas des génies. »

Il est évident cependant que les Herschend font plus que se débrouiller. A l’heure actuelle, Herschend Family Entertainment possède, exploite ou est partenaire dans 24 propriétés, réparties dans 10 états, y compris quatre parcs à thème et cinq parcs aquatiques. Le nombre de visiteurs a atteint 10 millions.

De son côté, l’industrie n’est pas restée insensible à cette réussite. En 1998, Silver Dollar City, la première propriété de la famille située à Branson dans le Missouri, a reçu le prix Applause Award et, trois ans plus tard, en 2001 le Thea Award a été décerné par la Themed Entertainment Association pour excellence dans l’industrie du divertissement à thème. Tout dernièrement, les frères ont été nommés au IAAPA Hall of Fame, un honneur que pour leur part ils attribuent aux 150 000 personnes qui ont participé à l’établissement de leur entreprise au cours du demi-siècle qui vient de s’écouler.

Le premier parc

Compte tenu du succès actuel de la société, il est difficile aujourd’hui d’imaginer combien les débuts d’Herschend Family Entertainment ont été modestes. Hugo et Mary Herschend étaient des naturalistes et au cours de leurs pérégrinations, ils tombèrent amoureux des montagnes Ozark dans le sud-ouest du Missouri. A la fin des années 40, ils s’y réfugièrent souvent en quittant leur maison de la banlieue de Chicago (où Hugo dirigeait une branche d’Electrolux) pour découvrir la campagne. Au cours de leurs visites, ils se lièrent d’amitié avec deux sœurs, Miriam and Genevieve Lynch, propriétaires exploitantes de Marvel Cave, un lieu d’attraction populaire depuis 1894.

Selon Peter « le hasard fait bien les choses » les sœurs étant à la recherche d’une personne désireuse de reprendre leur affaire et Hugo étant à la recherche d’une activité pour préparer sa retraite. Au mois d’avril 1950, la famille officiellement reprit en main la direction de la grotte. La première année attira un record de 5 000 visiteurs à 1,25 $ par personne. Comme dit Peter  « On ne prend pas sa retraite avec ce genre de chiffre d’affaire. » Il fallut par conséquent qu’Hugo continue de travailler avec Electrolux, tandis que Mary passait l’été à gérer la grotte.

L’électricité et la plomberie venaient tout juste d’être installées et la famille n’avait toujours pas de téléphone mais tous ses membres travaillèrent dur pour développer l’affaire. L’électricité fut installée dans la grotte et les escaliers en bois en piteux état furent remplacés par du ciment, un projet qui nécessita le transport à bout de bras de sacs de ciment et de gravier de 45 kg dans la grotte. Par ailleurs, le marketing s’intensifia.

Malheureusement, Hugo mourut en 1955 à l’âge de 55 ans. Loin de renoncer, Mary, Jack, et Peter déménagèrent à Branson pour se consacrer complètement à Marvel Cave. En 1959, le nombre de visiteurs atteignit 80 000 à 2,50 $ par personne. C’est alors qu’une série de facteurs changèrent de façon décisive la nature de l’entreprise.

En 1958, le lac artificiel de Table Rock fut créé et la popularité des Ozark en tant que lieu de villégiature s’en trouva accrue. A la même époque, les Herschend apprirent l’existence de Marmaros, une ville fantôme à proximité de Marvel Cave. Avec la croissance du nombre de visiteurs et la popularité croissante de la région en tant que lieu touristique, la famille décida de créer une diversion pour occuper les visiteurs avant ou après leur visite de la grotte.

À la fin de la saison 1959, la construction d’un modèle de village montagneux des Ozarks des années 1880 commença, en guise d’hommage à Marmaros. Une église et une bâtisse en bois vieilles de 110 ans furent implantées sur le site et plusieurs bâtiments furent construits, y compris un atelier de maréchal-ferrant, une épicerie et un marchand de glaces. Une promenade en diligence et une maison penchée furent aussi ajoutées. Un problème consista à baptiser ce nouveau site. Don Richardson, qui s’occupait de la publicité à l’époque, eut l’idée d’offrir des dollars en argent en guise de monnaie et d’appeler le site Silver Dollar City. Cela s’avéra être une promotion commerciale des plus efficaces.

Le village, qui coûta 35 000 $, dépassa rapidement Marvel Cave en popularité en attirant 125 000 visiteurs pour sa première saison.

Un monde nouveau

Dès ses débuts Silver Dollar City s’est démarqué des autres parcs à thèmes, tandis que les Herschend s’efforçaient de raconter fidèlement l’histoire des Ozarks. Peter et Jack insistent tous les deux que leur métier est le divertissement et non pas les parcs à thème. Les rides ne sont qu’un élément d’une offre beaucoup plus importante. Des artisans recrutés dans toute la région ont été engagés pour faire la démonstration de leur métier et des spectacles en direct se déroulent dans l’ensemble du parc.

A la différence des parcs privilégiant les rides, les Herschend pensent que l’attraction clef dans un parc à thème constituent les évènements spéciaux qui sont proposés tout au long de la saison. Le premier événement spécial à été le Crafts Festival (festival des artisans, désormais le Festival of American Music and Crafts) lancé en 1963 pour maintenir le profil du parc à la fin de la saison. Il y a désormais cinq festivals au cours de l’année à Silver Dollar City. Un Noël traditionnel qui se déroule en novembre et en décembre dépasse même le mois de juillet en popularité, le mois le plus fréquenté de la saison d’été. Le nouveau Bluegrass and BBQ Festival mis en place pour développer le nombre de visiteurs à la fin mai début juin a permis cette année d’ajouter 44 000 visiteurs pendant les deux semaines durant lesquelles il se déroule. Les autres festivals comprennent World-Fest et National Kids’ Fest. « Les festivals génèrent de multiples visites et engendrent un désir d’être présent », explique Jack, ajoutant que les festivals aident la société à vendre plus de forfaits à l’année.

Les évènements spéciaux ont aussi aidé les Herschend à s’adapter aux évolutions des attentes de la clientèle. « L’industrie est devenue plus axée sur les rides », estime Peter. « Ce n’est pas ce qui constitue le fondement de notre activité. » Jack pense aussi que les évènements aident à contrebalancer le fait que des festivals artisanaux apparaissent un peu partout dans le pays. « A l’origine, notre atout principal était les artisans, mais il a fallu évoluer pour continuer à satisfaire le client. »

Les frères Herschend ont la chance de posséder des qualités complémentaires qui sont devenues évidentes au fil des ans. Jack est plus méticuleux et par conséquent a pris en charge la responsabilité des opérations et du développement. Peter, le plus extroverti des deux, s’est naturellement tourné vers le marketing. « Nous avons la chance d’être capables de travailler ensemble », déclare Peter.

Néanmoins, les frères décidèrent de gérer l’affaire comme une société privée et de recruter un conseil d’administration pour les aider à articuler une stratégie. Pour Jack, « cette décision a été très bénéficiaire. » Peter acquiesce en se félicitant de « la meilleure décision que nous avons prise. »

Même au début, recruter des administrateurs n’a pas posé de problème. Selon Jack : « Les gens qui ont réussi en affaires aiment aider. Ils sont tout à fait séduits par l’idée de partager leur expertise. »

Le positionnement unique des parcs à thème est un des aspects d’une culture soigneusement développée par les deux frères. La déclaration de mission de la société est de « créer des souvenirs valant la peine d’être revécus. » Jack insiste sur l’importance des familles dans la réalisation de cette mission. « Lorsque, à la fin d’une journée, nous avons fait de maman ou de papa une héroïne ou un héros, nous avons réussi. » Ils considèrent que cet engagement s’applique à tous ceux qui travaillent pour la société. Pour Peter : « Les visiteurs s’attendent à trouver une atmosphère, simple, sereine, sûre et confortable. Les entreprises qui prennent soin de leurs clients sont celles qui deviennent légendaires. »

Le transfert de cette culture au gré de l’apparition de nouveaux sites au sein de l’entreprise s’est avéré être un véritable défi. La mutation d’entreprise familiale en exploitant de nombreux sites s’est faite en réaction au premier choc pétrolier des années 70. Isolée géographiquement, Branson est apparue particulièrement vulnérable aux Herschend. Le premier pas a été effectué en 1976 lorsque les frères se sont portés acquéreurs de Gold Rush Junction, un parc à thème au cœur des Great Smoky Mountains du Tennessee. Séduits par un profil démographique similaire à Branson et une densité de population plus importante, ils ont dépensé 1 million $ pour convertir le parc en un Silver Dollar City.

Nouveaux défis

Avec la popularité croissante des parcs aquatiques à la fin des années 70, les Herschend ont soumis une demande au conseil d’administration pour se lancer sur ce créneau. Initialement le conseil refusa ; les plans furent affinés et plus tard approuvés et le premier parc White Water fut inauguré à Branson en 1980. Quatre autres parcs furent ouverts dans des marchés majeurs mais furent vendus rapidement.

Une des décisions les plus astucieuses fut de s’associer avec Dolly Parton afin de transformer le parc à thème du Tennessee en Dollywood. D. Parton avait depuis longtemps l’idée de construire un parc à thème à proximité de la maison de son enfance et après un an d’efforts pour la convaincre un partenariat vit le jour. La transformation du parc en Dollywood a résulté en un doublement du nombre de visiteurs de 750 000 à 1,5 million en l’espace d’un an. C’est désormais l’attraction la plus populaire du Tennessee. La partenariat, qui s’appelle The Dollywood Corporation, a développé quatre théâtres-restaurants Dixie Stampede dans des sites de villégiature majeurs et Dolly’s Splash Country, un parc aquatique à côté de Dollywood. « Il n’existe pas de meilleur partenariat dans l’industrie », considère Peter. « Dolly est intelligente et créative. »

Au cours de ces 15 dernières années, la société des Herschend a connu une croissance remarquable. Les intérêts locaux de la famille ont augmenté en parallèle avec la croissance de Branson, y compris un théâtre, un centre commercial et un deuxième parc à thème, Celebration City. En outre, la société a signé en 1998 un accord à long terme avec l’état de Georgie pour la gestion de la plus importante attraction touristique de l’état, le Stone Mountain Park près d’Atlanta. En 2004, Ride the Ducks, qui offre des tours amphibies dans sept villes, a été racheté (Ride the Duck a prêté deux véhicules pour aider aux efforts d’évacuation après le cyclone Katrina.) Les parcs aquatiques Three Hawaiian Falls, dans la région de Dallas ont été achetés en 2005.

Avec la croissance de la société, sa structure a évolué. Les frères Herschend ont confié la gestion quotidienne à Joel Manby, qui est PDG de la société depuis 2003 et le siège a été transféré à Atlanta.

Les frères ont aussi mis sur pied un plan il y a dix ans pour garantir une transition en douceur. Jack a quitté le conseil d’administration pour laisser la place au fils de Pete, Chris Herschend, qui dirige Ride the Ducks à partir d’Atlanta. A l’heure actuelle, il est le seul des huit enfants des deux frères à être impliqué dans la gestion, même si tous sont invités à rejoindre la société pourvu qu’ils décrochent un diplôme universitaire et travaillent pendant deux ans. La porte est ouverte pour un poste de débutant. « À partir de là, c’est à eux de jouer », dit Peter. « Les liens familiaux donnent droit à un nom et à la propriété, mais ne donnent pas droit à un poste. »

Même s’ils restent impliqués dans la société, Jack et Peter se consacrent aussi à d’autres causes. Jack siège actuellement dans le conseil d’administration de neuf organisations à but non lucratif et, en 1992, il a créé le projet Gift of Green qui a planté presque 200 000 arbres, témoignage de l’engagement de la famille dans la préservation de la beauté naturelle des Ozarks.

Peter siège dans sept conseils d’administration d’organisations à but non lucratif et a été reconnu comme étant le meilleur collecteur de fond de tout le pays pour la sclérose en plaques à travers le MS 150, ayant suscité des donations de presque 1 million $ en dix ans. Il a aussi été plusieurs fois membre du conseil d’administration de l’IAAPA.